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13/08/2011

Avec Jeannie, c'est pour la vie

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Même à 52 ans, Jeannie Longo trouve de nouveaux titres à glaner. Comme si ses 1165 victoires en course, ses 59 titres de championne de France, ses 13 maillots arc-en-ciel ne suffisaient pas, l’inoxydable Jeannie est officiellement la sportive préférée des français. C’est le dernier sondage de L’équipe Mag qui le dit. Avec ses bouclettes so 70’s et ses discrètes rides, la mamie cycliste devance les deux Seb, Loeb et Chabal. Pour une fois – et c’est plutôt rassurant – les footeux sont à la rue. A la langue de bois et au bling-bling, les Français préfèrent donc le franc-parler d’une quinqua qui incarne les valeurs du sport à l’ancienne. Oui, le sport comme on l’aime, celui qui fait mal aux jambes, vous tire du lit à 7h du mat’, vous force à manger des salsifis et ne vous rapporte pas un radis.

Jeannie Longo est bien plus qu’une sportive. C’est un mythe. Sans elle, le cyclisme féminin aurait la même exposition que le bilboquet. Et cela fait trente deux ans que ça dure. J’entends souvent que c’est beaucoup trop, qu’elle est en âge d’être grand-mère plutôt que de souffrir sur un vélo. Sauf que Longo n’a aucun intérêt à s’arrêter. D’abord parce qu’elle n’en a pas l’envie, à un an des Jeux de Londres. Elle n’a plus ses jambes de vingt ans, c’est vrai, mais elle continue à mater les jeunettes.  Le jour où elle n’aura plus le niveau, elle pourra s’interroger. En attendant, si ses adversaires n’ont pas le niveau et la regardent gagner (du moins en France), ce n’est pas de sa faute.

Les sceptiques mettent souvent en avant l’absence de relève, la faiblesse du niveau féminin en France. Tiens donc. Reproche-t-on la même chose à Kelly Slater, qui n’a jamais été aussi fort qu’à 40 ans? Si elle se maintient au top, Longo le doit d’abord à son approche rigoriste du vélo. Son ascétisme. Madame est un ayatollah du bio, qui ne transige pas sûr certains principes de vie. Partout où elle trimballe son cuissard, elle ne consomme que les produits dont elle connaît l’origine, dort dans les draps qu’elle a lavé avec sa propre lessive. Alors c’est vrai, on ne doit pas se marrer tous les jours chez les Longo. La mamie (qui déteste qu’on l’appelle comme cela…) a son côté ronchon, préfère travailler en marge du système, avec son mari, plutôt que de se mêler aux autres. Dans l’interview qu’elle accorde à L’Equipe Mag, elle confirme: «Je suis le mouton noir, l’incongruité». Et le pire, c’est qu’on l’aime aussi pour ça.

13/07/2011

Si Kolobnev pouvait passer à la caisse...

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Le Tour de France est bien lancé. Aucun doute là-dessus, le premier cas de dopage a même été recensé. Après une année blanche, Alexandr Kolobnev a donné un peu plus d'épaisseur à la listes des dopés du Tour. Une histoire de diurétique paraît-il et à chaque fois la même désolation. Ce n'est donc pas fini. Il y a toujours quelques «brebis galeuses» répètent souvent les directeurs sportifs français. Celle-ci doit maintenant répondre de ses actes devant ses dirigeants. Dans son règlement intérieur, l'équipe Katusha est claire. Tout coureur dopé doit s'acquitter d'une amende cinq fois supérieure à son salaire annuel. Dans le cas de Kolobnev, qui émarge à 450.000 euros par saison, cela correspond quand même 2,25 millions d'euros d'amende. Pas assez dissuasif visiblement pour ce tricheur, abonné aux podiums mondiaux, olympiques et aux places d'honneur sur les classiques. Le bonhomme est très rarement vainqueur.

En cas de confirmation des résultats d'analyse de l'échantillon B, il sera intéressant de suivre l'attitude des dirigeants de Katusha. Suivront-ils réellement à la lettre leur règlement? Ce serait un geste fort, tant la pratique est rare dans le monde du vélo. Récemment, Aurélien Duval, un coureur français actuellement suspendu (viré de la Française des Jeux), me disait qu'il n'y avait pas d'autre solution pour résoudre le problème. Il faut frapper le porte feuille des coureurs. Il paraît que c'est là que ça fait vraiment mal. L'UCI avait tenté en 2007 d'instaurer le remboursement des gains et salaires dans une charte. Mais devant le TAS, Alexandre Vinokourov, coupable d'autotransfusions, avait fait voler ce principe en éclat. Illégal. Il appartient donc aux équipes elles-mêmes de définir leur politique d'amendes. Sur le papier, Katusha l'a fait. Son coureur doit maintenant payer.

 
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