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13/09/2011

Serena Williams, la nouvelle "Big Mac"?

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Amis du tennis spectacle et des gueulantes théâtrales, ne cherchez plus le nouveau «Big Mac». Il se produit sur le circuit féminin et se nomme Serena Williams. La dernière finale de l’US Open entre l’Américaine et Samantha Stosur l’a encore prouvé; quand le cours d’un match lui échappe, la cadette des Williams ne pense plus seulement à taper la balle. L’ex-numéro 1 mondiale prend un drôle de plaisir à jouer à celle qui perd les pédales. Dimanche soir, la WTA lui a donc infligé une amende de 2.000 dollars d’amende pour «propos abusifs» vis-à-vis de l’arbitre. Ne dites pas insultes, il n’y en a pas, preuve que Serena maîtrise quand même ses coups de sang sur un court.

Pendant sa finale, elle a donc arrosé Eva Asderaki, l’arbitre de la rencontre, de petits mots doux. «Je te méprise profondément», «Tu as un mauvais fond », «Si tu me croises à la sortie, regarde ailleurs!», «Elle ne va pas m’avertir par ce que je dis ce que je pense! On est en Amérique ici!» Tout cela parce qu'on lui a refusé un point au cours duquel elle a lancé un très antisportif "Come on!" sans même en attendre la fin. Comment interpréter cette salve d’attaques? Comme une façon de se défouler sur le court plus que de faire mal, assurément. Il y a aussi là la volonté de montrer qu’on ne s’adresse pas à Miss Serena comme à n’importe quelle joueuse de l'élite mondiale, dépourvue de fortes personnalités depuis le début des années 2000.

La WTA a d’ailleurs compris qu’elle n'avait aucun intérêt à taper sur une joueuse de sa trempe, l’une des rares championnes qui donne un peu de visibilité au circuit féminin. Le montant ridicule de son amende laisse clairement supposer que Serena Williams est protégée. L’essentiel pour les organisateurs est d'épargner une joueuse qui n’est plus très loin de la retraite et compte sur les doigts d’une seule main ses sorties en tournois en dehors des Grands Chelems. Le traitement de faveur est d’autant flagrant que la joueuse est une récidiviste. Ses menaces de mort à l’encontre d’une juge de ligne, lui avaient déjà coûté un point décisif lors de la demi-finale de l’US Open 2009. Il n’est pas question pour moi de cautionner ces «outrages à arbitres» à répétition. Juste de constater que ces derniers temps, l’Américaine est reine et peut (presque) tout se permettre. Telle une McEnroe des temps modernes.

05/09/2011

Avec Simon, plus c'est long, plus c'est bon

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Plus sélect qu’une boîte de nuit cannoise, voici le top 10 du classement ATP. A l’entrée, le physio ne laisse passer que les gros bras. Impossible pour un petit gabarit de s’y faire une place. Oui, le tennis est un sport ingrat, où les chats maigres n’ont plus vraiment leur place. La tendance actuelle est aux grands costauds, alliant à la fois puissance et endurance pendant les matchs.

Gilles Simon, qui frappe à la porte depuis quelques mois (il est 12e), n’est pas de ceux-là. Le Français peut en vouloir à ses parents quand il gonfle ses biceps devant la glace, il n’aura jamais la carlingue d’un Nadal. Le portrait robot du joueur du top 10 est donc du genre maousse. Il mesure en moyenne 1,87m et affiche 82kg sur la balance. De quoi faire rêver Simon (1,82m pour 70kg), assez fataliste sur le sujet. «Neuf matchs sur dix, je rencontre un mec à qui je rends dix kilos et dix centimètres. Je ne cracherais par sur quelques centimètres en plus…»

Déjà 11 heures sur le court à l'US Open

De son gabarit fluet, le Français a gardé un surnom, «Poussin». Mais aussi une réputation. Gilou est ce joueur increvable qui se lance dans un match comme d’autres dans un marathon. Sur le terrain, il cavale sans regarder la montre. A l’US Open, où il est qualifié pour les 8es de finale, il a déjà passé 11 heures sur le court. Il fallait ça pour éjecter Mello, Garcia Lopez puis Del Petro du tableau.

Sans un physique de mastodonte, Simon réussit donc là où la plupart trébuchent. Il manque de puissance? Son intelligence de jeu fait la différence. Ses adversaires le mitraillent? Il compense par son endurance. Son coach, Thierry Tulasne dit qu’il a un cœur monstrueux, qu’il pourrait être un excellent coureur de demi-fond. Personne n’en doute, c'est même pour cela qu'il force l'admiration. Personnellement, je suis fasciné par ce métronome qui renvoie la balle en cadence avec une patience de vigneron. Cela fait de lui un joueur déroutant. Le genre de type qui flotte dans son short et pourrait se pointer face à vous en interclubs le samedi après-midi. Bref, le tennisman pro qu’on aurait tous pu être, mais qu’on ne sera jamais.

 
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