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23/12/2011

Cinq raisons de croire en Beckham en 2012

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Il est vieux, un peu rouillé, coûte très cher et ne parle pas français. Qu'importe, dans quelques semaines sera sûrement l'un des meilleurs joueurs de L1. Voilà pourquoi.

Il n’est pas cramé
Non, David Beckham n’est pas seulement à Paris pour faire tourner la boutique officielle du club et écouler des maillots. Ceux qui le côtoient en MLS sont formels; à 36 ans, le Spice Boy reste un footballeur de talent, capable d’enchaîner les rencontres de haut niveau. Un footballeur ultra pro, qui ne lésine pas sur les étirements et ne cramera jamais ses 800.000 euros mensuels au VIP Room. Le championnat américain n’est pas la L1, mais dans une position de récupérateur, l’ancien Galactique ne devrait pas avoir besoin d’un troisième poumon laissé sur bord de la route il y a dix ans. Depuis mars 2010 et sa rupture du tendon d’Achille, Beckham est un joueur presque neuf. Rien ne l’empêche de gambader et gratter quelques ballons. Pendant ce temps, André Pierre Gignac poursuit sa convalescence.
 
Une patte droite unique
Les coups francs, c’est comme le vélo, ça ne se perd pas. Outre la naissance d’un pied beau la nuit du réveillon, la nouvelle star de la L1 ne craint pas grand-chose. Son pied droit reste une arme de haute précision capable de faire mouche sur coups de pied arrêtés n’importe quand. Le Spice Boy quitte les Etats-Unis avec un titre de meilleur passeur en poche. Et la satisfaction d’avoir arrosé ses attaquants de ballons millimétrés. Pour qui a vu Bernard Mendy centrer au Parc des Princes, le choc risque d’être important.
 
London calling
«Je me sens super bien. Aujourd'hui, je n'ai qu'un objectif: les JO de Londres. Disputer les Jeux serait un immense rêve.» Voilà pour ceux qui voient en Beckham un golden boy en pré retraite. Sportivement, il a sûrement beaucoup plus à jouer cette saison que la plupart des joueurs parisiens. Déjà ambassadeur des Jeux, le Britannique ne manquerait pour rien au monde le rendez-vous de l’été prochain, dans la ville où il a grandi. Pour cela, il se doit d’être compétitif. Tout bénef pour Paris.
 
Le relais de Leonardo
Après avoir mis dans sa hotte Pastore, Ménez ou Sirigu, le directeur sportif parisien se devait d’apporter une dose d’expérience à son groupe. Son choix s’est porté sur un joueur polyglotte, ayant visité les trois plus grands championnats d’Europe (Angleterre, Espagne, Italie) et dont le palmarès est aussi chargé que ses avants bras en tatouages. Avec Beckham, Léo a investi très gros. Pour avoir côtoyé le Spice Boy au Milan AC, il sait qu’il ne sera pas trompé sur la marchandise. En même temps, il vaut mieux pour lui. Sa crédibilité en dépend.
 
Victoria va trouver bonheur
Le Parc et le Camp des Loges pour Monsieur, l’avenue Montaigne et les Champs pour Madame. Le transfert de Beckham à Paris ne se serait jamais fait sans l’aval de Victoria. A Paris, la compagne du milieu anglais ne devrait pas s’ennuyer. «Vic» aurait déjà projeté de racheter un hôtel particulier des beaux quartiers, et programmé quelques sorties shoppings sous les flashs des paparazzis. Côté mode, la Spice Girls n’aura pas de mal à écouler les euros gagnés par son mari qui aura du mal à brandir le traditionnel «mal du pays» de sa petite femme en cas de malaise sportif.

28/08/2011

Le mercato n'est pas le monde des Bisounours

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Depuis quand existe-t-il un code de bonne conduite en période de transferts? Depuis quand reproche-t-on à un joueur de ne pas tenir un engagement? De faire volte-face pour une question d’argent? Michel Seydoux, qui est pourtant un vieux routier de la L1, a l’air bien naïf en criant à la trahison dans l’affaire Park Chou Young. Le Coréen a posé un joli lapin au Losc, en prenant l’Eurostar à la première heure quand le staff lillois l’attendait pour une visite médicale. L’attaquant de Monaco a sûrement mieux à faire du côté d’Arsenal.

Passons sur le manque de politesse du bonhomme, parti sans prévenir. Pour se défendre, il affirme ne pas avoir senti le soutien infaillible du club qui n’a rien fait signer à Park avant les examens médicaux. Excuse bidon, évidemment. L’appel d’Arsène Wenger en pleine nuit a été plus fort. Et cela se comprend. Au fond, peut-on vraiment en vouloir à Park, simple soldat des terrains, trimballé par son agent? Bien sûr que non.

Peut-on aussi reprocher à Arsène Wenger de draguer un joueur dans les derniers jours du mercato? Pas plus, évidemment. Les dirigeants lillois lui reprochent un manque de classe, comme s’il leur avait piqué un joueur sous contrat. Sauf que Park n’a rien signé nulle part. En tentant de le recruter, le manager des Gunners est dans son rôle. Il n’y a là aucun coup bas. Juste l’application du principe de la concurrence en période de transferts. Et l’illustration de la naïveté des dirigeants lillois qui, même fauchés, auraient peut-être dû se pencher sur le renforcement de leur attaque un peu plus tôt. Quand on est à la tête d'un club champion de France, engagé en Ligue des champions, il y a quelques précautions à prendre en matière de recrutement. Cela évite de se rabattre sur Youssouf Hadji à trois jours de la fin du mercato.

11/08/2011

Pourquoi Samuel Eto'o a l'envie d'avoir Anzhi

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Amis du football fâchés avec le Scrabble, il serait temps de prononcer correctement «Anzhi Makhachkala». Le club du Daguestan est en train de se faire un petit nom puisqu’il devrait accueillir Samuel Eto’o dans les prochaines heures. Son président Suleiman Kerimov n’est pas l’une des plus grosses fortunes mondiale pour rien. L’oligarque est prêt à offrir 20 millions d’euros par an pendant trois ans à sa starlette pour qu'elle se dandine sur les bords de la Caspienne. Il n’est pas question de juger la moralité de l’affaire, le football étant fâché depuis longtemps avec la morale. Mais juste de comprendre pourquoi l’un des meilleurs joueurs au monde est prêt à quitter l’Inter Milan pour un coin paumé du Caucase. Car il y a des raisons qui justifient ce transfert à cinq chiffres. En voilà au moins trois.

Assurer ses vieux jours. Il faut entrer dans les ordres ou avoir perdu la tête pour refuser un ticket gagnant à l’Euromillions. 20 millions d’euros par an, cela fait forcément tourner les têtes. Même celle d’un joueur à l’abri du besoin. En football aussi, il y a des offres qui ne se refusent pas. Les victoires, les trophées, les beaux stades et les grandes équipes, Eto'o connaît. A 31 ans, il a l’occasion de se mettre à l’abri pour le restant de ses jours. Assurant aussi l’avenir de plusieurs générations dans la famille. Gagner un titre de plus ou changer le cours de sa vie n’est plus vraiment une question pour l’attaquant de l’Inter qui se serait peut-être interrogé plus longueùment s’il pouvait mettre une victoire en Coupe du monde dans la balance. Le problème d’Eto’o est qu’il est Camerounais. Alors autant arrêter de rêver et assumer sa cupidité. Après tout, Jean-Pierre Coffe fait bien de la pub pour les plats cuisinés de Leader Price.

Flatter son égo. Quand on parle de soi à la troisième personne et qu’on se prend pour l’homme le plus puissant d’Afrique de l’ouest, il n’est pas inutile de soigner un peu son égo. Samuel Eto’o aime avoir sa cour. Ce sera le cas au Daguestan où tout le monde devrait se plier à ses quatre volontés. D’abord Eto’o y débarquera avec l’étiquette de joueur le mieux payé au monde. Cela ne vaut pas un Ballon d’or, mais ça classe un bonhomme. Il a aussi l’assurance d’être choyé par son président qui a mis à sa disposition un jet privé, prêt à décoller quand bon lui semble. Au moindre coup de blues, un week-end en Europe ou en Afrique est vite organisé. En négociant bien, il pourrait même obtenir certaines faveurs supplémentaires: ne jouer que les rencontres à domicile, sauter quelques entraînements ou récupérer une jolie montre à chaque but marqué.

Découvrir un championnat émergeant. Mine de rien, on ne parle pas d’une obscure équipe sortie de nulle part. L’Anzhi Makhachkala a déjà atteint la finale de la Coupe de Russie, terminé 4e du championnat et disputé la Coupe UEFA il y a dix ans. Eto’o, qui a déjà joué en Espagne et en Italie découvrira un championnat moins coté, mais dont le niveau n’est pas si éloigné de celui de la L1. le grand Samuel préfère peut-être l’argent au football, mais il en pince encore pour le ballon. Le Camerounais n’a pas signé au Qatar ou en Chine. Mais bien dans un championnat qui a raflé deux des dernières C3. En arrosant toute l’Europe de ses millions, l’Anzhi est même en train de se bâtir une équipe qui tient la route. Eto’o rejoindra un groupe où figurent l’ex-boucher lillois Angbwa, le Hongrois à frappe de mule Dzsudzsak, le latéral russe Zhirkov, mais aussi Boussoufa, Tardelli, et Roberto Carlos. Côté office du tourisme, le Daguestan tente d’effacer les bombes en vendant les cinq stations de ski qui devraient sortir de terre d’ici peu. Le littoral de la Caspienne, encore vierge, devrait aussi accueillir quelques stations balnéaires. En fait, le Daguestan, c’est peut-être la Corse il y a cinquante ans.

 
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