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26/07/2011

Le résumé anticipé du Tour de France 2012

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Un an c'est beaucoup trop long. Pas la peine d'attendre au bord d'une route avec votre main PMU, voici le résumé du prochain Tour de France, dit «Tour des revenants». En exclusivité, évidemment.

On ne la fait pas deux fois à Alberto Contador. Blanchi par le TAS dans l'affaire de la viande avariée, l'Espagnol a zappé le Giro, trop épuisant pour enchaîner avec le Tour un mois après. Comme Armstrong en son temps, le  triple vainqueur a donc limité ses sorties du début de saison pour arriver frais au mois de juillet. Ses rivaux n'ont pas changé. Les frères Schleck sont toujours là. Cadel Evans aussi, mais l'Australien n'est plus le même depuis sa victoire en 2011. Il se remet tout juste d'un zona quand la course s'élance de Liège. A domicile, Philippe Gilbert claque les deux premières étapes sous les couleurs d'Astana. Le lendemain, Rojas s'accroche avec Cavendish pendant le sprint. L'Espagnol se relève et lui jette un bidon. Jurisprudence Tom Steels, il est exclu de la course. Jimmy Casper, (enfin de retour!) remporte l'étape sur tapis vert mais arrive hors délai le lendemain. «Les Ardennes, c'est aussi dur que l'Alpe d'Huez», râle le sprinter de Saur Saunjasun. «T'en sais rien, t'as jamais tenu jusqu'aux Alpes», chambre Engoulvent, l'autre Jimmy de l'équipe. Frank Schleck, Basso et Klöden perdent 3 minutes dans une chute collective au ravitaillement de Verdun. Gilbert reste en jaune jusqu'aux Pyrénées.

Pour ne rien changer, les Français s'entretuent pour le gain des sprints intermédiaires. Delage, El Fares et Kadri ont fait du prix de la combativité leur objectif en l'absence de Jérémy Roy (qui prépare sa thèse sur les nano structures et la photonique sur silicium). Thomas Voeckler décroche sa victoire d'étape à Palavas-Les-Flots, lors de l'étape des bordures, fatale à Evans. Mais le Français qui marche cette année, c'est Romain Sicard. Dans la montée vers Piau-Engaly, le coureur Euskaltel s'impose devant Brice Feillu, finalement enrôlé par Omega Pharma. Derrière, les leaders se regardent et la nouvelle équipe Jean Caby - Orbea se dévoile. Dirigée par Laurent Jalabert et Manolo Saiz, la formation de Valverde, Sastre et Zubeldia fait exploser le peloton comme les Kelme de la grande époque. L'affaire du «jambon aux hormones» les rattrapera... Contador s'empare quand même du maillot jaune avant les Alpes. L'image de la semaine est celle de Michael Rasmussen, de retour chez Lampre, renversé un Basque déguisé en seringue géante. Abandon immédiat.

Dans le Ventoux, Robert Gesink s'envole en solitaire. Les leaders le laissent partir sans savoir qu'il finira troisième du général. L'équipe Big Mat Auber ne compte plus que trois coureurs en course. Quatre jours plus tard, Evans s'effondre dans la montée de Morzine. Fringale. L'étape est marquée par la défaillance de Teklehaimanot, l'Erythréen recruté par Europcar. «Il n'a pas l'habitude de courir quand il fait 6°C, on l'a récupéré en hypothermie dans un chalet d'Avoriaz», explique Bernaudeau. Loin devant, Contador en profite pour montrer qu'il est meilleur en haute montagne. Il finit devant Andy «Vas-y Poupou!!» Schleck, Gesink et Nibali. Les quatre premiers du général final. Sicard, 7e, est le premier Français. Derrière, c'est de nouveau le néant. Coppel, passé chez Cofidis ne termine que 28e. Péraud 30e. Rolland 41e. Cavendish remporte son cinquième sprint de l'été sur les Champs et vise ouvertement le record d'Eddy Merckx (34 victoires d'étape). Sur le podium, Andy garde quand même le sourire. «J'ai encore le temps, je vais m'entraîner dur et je gagnerai l'année prochaine.» C'est ça Andy, essaye encore.

17/07/2011

Ce que peut (vraiment) viser Voeckler

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Il ne faut pas toujours prendre au sérieux un homme qui tweete en plein petit déjeuner. Même Lance Armstrong: «Si Voeckler reste au sommet avec les meilleurs, alors vous devez dire qu'il peut gagner le Tour de France.» Soit, merci Lance pour la remarque d'autant que plusieurs coureurs n'ont pas hésité à la reprendre, Sandy Casar ou Jérôme Pineau en tête. A les entendre, on se demande bien pourquoi Fernando Escartin ou Joseba Beloki n'ont jamais fait le boulot jusqu'à Paris.

Dire que Voeckler ne gagnera pas le Tour n'enlève rien à ses exploits. A son panache. Lui-même le sait, s'il est en jaune aujourd'hui, il le doit d'abord à l'attentisme des leaders lors des deux premières étapes de montagne. Avec le maillot sur le paletot, le coureur Europcar se dépasse. Il se transcende. Mais l'effet reste quand même limité.

Un maillot jaune ne transformera jamais un puncheur patenté en un rouleur - grimpeur capable de gagner le Tour. Voilà l'alliage pour triompher sur les Champs. Le problème pour Voeckler est assez simple. Il reste les Alpes à franchir où les leaders seront contraints de se découvrir. Et même en cas de miracle, un contre-la-montre de 42km attend les coureurs la veille de l'arrivée. Sur le même parcours lors du Dauphiné, Voeckler avait lâché 3'18 sur le vainqueur Tony Martin, qui, à quelque chose près, peut être assimilé à un Contador au top de sa forme. Le Français avait aussi perdu 1'58 à Evans ce jour-là. Voilà les deux principaux rivaux de Voeckler sur le chrono. Basso lui est légèrement supérieur. Mais Sanchez et les frères Schleck jouent dans la même catégorie sur ce type d'épreuve.

Voeckler en jaune à Paris, c'est donc un peu gros. D'après une projection «optimiste», on peut l'imaginer lâcher deux minutes à Serre Chevalier, jeudi prochain sur les plus costauds. Idem le lendemain à l'Alpe d'Huez. Le chrono scellera alors le top 5 du Français. Et ce serait déjà une très belle perf'.

 
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