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28/11/2011

Javier Pastore, vacciné contre la solidarité?

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Alors que se profile la fin de l’année et les remises de récompenses qui vont avec, Javier Pastore peut ajuster son costume trois pièces. La palme du joueur le plus exaspérant de Ligue1 devrait lui revenir sans contestation. Le meneur de jeu, présenté comme le joyau du PSG «new generation» l’été dernier, n’a pas mis longtemps à se construire une image de diva surcotée. Pour 42 millions dépensés, l’Argentin de 22 ans joue tout seul et n’a plus l’excuse de faire gagner son équipe sur un ou deux gestes de génie.

J’ai longtemps tenté de lui trouver des circonstances atténuantes. Jusque-là, il ne faisait pas grand-chose sur un terrain, c’est vrai. Mais sur l'un de ses exploits individuels, une rencontre pouvait basculer. Le temps des fulgurances a duré deux mois. Puis plus rien. L’ancien joueur de Palerme s’est éteint pour atteindre un niveau de discrétion affligeant contre Marseille, dimanche. Preuve de sa lente extinction, Antoine Kombouaré l’a même remplacé à l’heure de jeu, ce qui n’était jamais arrivé, si on exclut ses sorties juste avant le coup de sifflet final.

Qui pour le remettre en place?

Il faut dire que Pastore y a mis du sien pour devenir le joueur le plus inutile de L1. L’Argentin touche peu de ballons, les perd presque instantanément, se place mal, ne sent plus le jeu, marche sur le terrain et ne lève presque jamais la tête. Chose inquiétante pour un joueur de son âge, il se plaint aussi de ne pouvoir jouer tous les trois jours. Et se dit fatigué par les allers-retours Paris – Buenos Aires (en business, faut-il le préciser) lors des rendez-vous internationaux.

Sur une pelouse de quartier, la starlette parisienne se ferait insulter pour sa suffisance, son manque de respect vis-à-vis de ses coéquipiers. S’il maîtrisait le français, son discours serait celui-ci: «Récupérez les ballons et donnez les moi pour que je m’amuse un peu.» Evidemment, à chaque ballon perdu, le soliste ne se bouge pas pour réparer ses erreurs. Il laisse cette basse besogne à Matuidi ou Sissoko qui, pour l’instant, n’osent pas voler dans les plumes de l’oisillon argentin. Cela se comprend. Le remettre en place, c’est contester le choix de Leonardo, le tout puissant directeur sportif parisien.

25/11/2011

Les meilleurs néologismes de footballeurs

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André-Pierre Gignac a un petit côté poète quand il révinvente la langue française. Victime d'«enculeries» à l'OM, l'attaquant n'est pas le premier à nous offrir un savoureux néologisme de vestiaire. Sans moquerie aucune (qui ne fait jamais de fautes de français?) et même si c'est Bernard Pivot qu’on assassine, en voici un petit florilège.
 
«Enculerie», n.f. Acte pratiqué dans le vestiaire de l’OM, popularisé par André-Pierre Gignac lors de son clash avec Didier Deschamps, assimilable à une «enculade à la Commanderie». APG désigne par là un acte fourbe qui, de façon imagée, aurait poussé l’entraîneur marseillais à prendre des décisions dans son dos. La référence sodomite étant un grand classique dans le lexique du footballeur frustré.
 
«Les intervaux», n.m. Terme toujours utilisé au pluriel, inventé par Matt Moussilou puis repris par Aly Cissokho, deux footballeurs passés à côté d’une carrière de géomètre. Dans une défense, les intervaux désignent toujours un type d’espaces «à réduire» où les attaquants ont l’habitude de «faire des appels». Malgré l’emploi répété du mot au bord des pelouses de Ligue1, le dictionnaire lui préfère encore le terme d’«intervalles».
 
«Se compromiser». Verbe sans rapport avec les paris en ligne, inventé par Luis Fernandez à travers l’expression «Ils se compromisent» dans son émission sur RMC un soir d’octobre 2008. L’histoire ne dit pas s’il parlait d’un groupe de joueur auquel appartenait Ronaldinho. Tout «jouor» est amené à se compromiser quand il se met en danger. A ne pas confondre avec un imparfait du subjonctif (qu’ils compromissent).
 
«Les Calanques grecques», n.f. Région imaginaire découverte par Laurent Robert, visiblement marqué par son passage dans le championnat grec en 2008-2009. Perturbé dans ses repères spatiaux temporels, après de nombreux transferts, l’ancien montpelliérain avait effectivement pour habitude de remettre ses bonnes performances au lendemain. Aux calendes grecques, peut-être?

«Nainbot», n.m. Encore un terme dont la paternité est attribuée à Luis Fernandez. Mix de «nain» et de «nabot», on l'a compris, il pourrait convenir à tous les joueurs de moins d'1,70m. En l'occurrence, pour une raison inexpliquée, ce néologisme se référait à Karim Benzema lors de son premier emploi.
 
Et en bonus, les perles de vestiaires de Jérémie Janot. Pour ceux qui les ont loupées, en voici quelques-unes, dévoilées récemment par le gardien stéphanois sur Twitter...
 
"Cet après-midi, faut qu'ils comprennent qu'ils vont passer une sale soirée !"
"Bon les gars à droite ils ont un joueur très adroit et à gauche c'est pareil c'est son pendentif!"
"L'important dans le premier quart d'heure, c'est les 20 premières minutes."
"Vous avez vu les mecs je peux mettre mon blouson des deux côtés; normal il est auto-reverse!"
"Il a raison d aller au PSG il double son salaire par 4!"
"Jérémie, il tire toujours les pénos à gauche ou à droite mais te laisse pas influencer"
"Les gars aujourd'hui si on gagne pas ou qu'on fait pas match nul, surtout on perd pas!"
Un coach: "Faites un triangle par 4"
"Fais chier, Sylvain a mal aux cervicaux!"
"Les gars! C'est pas un problème mental. C'est un problème psychologique!"
"Le coach à son défenseur latéral: toi tu es comme la Loire, ça fait dix ans que t'as pas débordé!"

24/10/2011

A quoi sert José Anigo à l'OM?

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Une crise sportive ne suffisait donc pas. Pour animer un peu plus le début de saison olympien, il fallait y ajouter une scène de ménage générale. Un conflit en survêt’ entre deux des têtes pensantes de l’OM. L’affaire Anigo – Deschamps n’a pas encore été réglée par le président Vincent Labrune. Il devrait s’atteler a ce problème dans les jours (les semaines?) à venir. En attendant, il a fait comprendre lundi à son directeur sportif qu’il n’était pas tout puissant en le sanctionnant financièrement. Les «ça me casse les couilles» et les propos insultants vis-à-vis de Deschamps ne devraient jamais sortir de la bouche d’un homme présent dans l’organigramme du club depuis trop longtemps.

Que dit l’organigramme, justement? Que tout ce qui relève du domaine sportif professionnel est l’affaire de Didier Deschamps. José Anigo, lui, est officiellement «directeur sportif, conseiller du président en charge du recrutement, de la politique de formation, de la sécurité et des relations avec les groupes de supporters.» Une fonction à rallonge sur le papier, beaucoup plus floue dans les faits. En théorie, l’ancien minot n’a pas son mot à dire sur les décisions ou le management de Deschamps, à qui il reproche ses accointances avec Bernès.

L'homme qui flatte les supporters

Mais à Marseille, son rôle n’a jamais été très clair. D’abord joueur, puis entraîneur, directeur sportif ou conseiller, il est la caution marseillaise du cercle de dirigeants de l’OM. Celui qui connaît le club, fait partie des meubles et ne pourrait jamais bosser ailleurs. C’est sûrement vrai. Publiquement, Anigo apparaît surtout pour claquer des bises ou dézinguer quelqu’un. Devant Aulas, la presse, les instances du foot français, le PSG, il défend son club sur tous les fronts et parle toujours de l’OM comme de l’un de ses enfants.

Sauf que. Au-delà de la mise en scène, souvent caricaturale et grossière, «personne n’a le monopole de l’amour de l’OM», comme l’a bien dit DD lundi. L’homme au crâne chauve revendique également une relation privilégiée avec les supporters. Dans les faits, il est surtout bon pour les flatter; «nos supporters sont exemplaires» étant de loin sa petite phrase préférée devant la presse. Il faut croire que tous ne sont pas sensibles à ces courbettes puisqu’une pétition vient d’être lancée pour réclamer sa tête.

Anigo à l’OM, c’est aussi (et heureusement…) quelques transferts. Un Valbuena par ci, un Kaboré par là. Cela ne fait pourtant pas de lui un génie du recrutement. Sous son règne, combien de transferts ratés et de dossiers mal gérés? Les vrais-faux départs de Ben Arfa, Niang, Lucho, Gignac ont perturbé le groupe de Deschamps depuis deux ans. Avec ce directeur sportif dans les pattes, l’ancien capitaine des Bleus ne peut pas travailler sereinement, surtout quand Anigo prend la défense de joueurs placés sur le banc. Bref, il est temps que tout cela change. Pour le bien de cette équipe, de ce club, et accessoirement, celui de Didier Deschamps.

 
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