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08/10/2011

Lièvremont, le nouveau Jacquet?

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Ecrire sur le sport et ses acteurs est un exercice plus délicat qu’il n’y paraît. Il demande un sens de l’analyse aiguisé, justesse et mesure. L’actualité de l’équipe de France de rugby prouve qu’il est absurde de prendre position contre quelqu’un en l’enterrant définitivement avant la fin de son aventure. En 80 minutes contre l’Angleterre, Marc Lièvremont n’est pas passé du statut d’entraîneur sans talent à celui de fin stratège. De coach de Pro D2 à champion du monde potentiel. De Domenech à Mourinho.

C'est un fait, le sélectionneur des Bleus a bien dégusté après les quatre premiers matchs. Le cinquième pourrait le pousser à fanfaronner, à bomber le torse puisqu’il a fait la nique à tous ses détracteurs en accompagnant son équipe en demi-finale. Très classe, il s’est abstenu. «Je ne suis absolument pas revanchard, je ne veux pas tomber dans une forme d'aigreur.»

Jacquet n'était pas un mage non plus

Peut-être partage-t-il l’idée qu’en sport, celui qui gagne n’a pas forcément raison. Décrocher des victoires sans jeu ni spectacle n’est pas un gage d’immunité absolu devant les médias. Aimé Jacquet n’était pas un mage en son temps. Juste un coach qui a conduit son équipe au sommet sans jamais marcher sur l’eau. A l’époque, «Mémé» l’avait payé, subissant l’acharnement d’une partie de la presse française, L’Equipe en tête.

A un degré moindre, le début de Coupe du monde du XV de France rappelle ce scénario. Jusqu’à présent, les Bleus n’étaient pas bons. Et tous ceux qui l’ont signalé dans leurs colonnes ont eu raison. En revanche, deux choses sont proscrites: les attaques personnelles qui ne concernent en rien les compétences professionnelles du sélectionneur. Et les projections vaseuses sur l’avenir d’une équipe. Jouer sur Bwin et suivre au jour le jour l'actualité d'une équipe sont deux choses différentes.

Pas de mea culpa

En attendant, ce n’est pas parce que les Bleus ont battu les Britons qu’il faudrait tout oublier. Encore moins verser dans le mea culpa. Notre métier n’est pas d’avoir raison dans l’absolu. Mais d’avoir raison sur le moment. Dans leus papiers, certains ont critiqué le sélectionneur, et ce n’est pas pour cela qu’ils passent aujourd’hui pour des guignols (Si j'étais avec mon collègue Alexandre Pedro envoyé spécial en Nouvelle-Zélande, c'est évidemment ce que je ferais). Bien au contraire. Qui sait si les Bleus ne sont pas aussi en demie grâce à eux?

02/10/2011

Cinq solutions pour reconstruire un XV de France

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Il n’est plus l’heure de les enterrer. De toute façon, la tombe est déjà creusée. Avant de jeter dedans Marc Lièvremont et tous ses hommes, autant chercher une ultime solution. Décréter l’état d’urgence ne sert pas toujours à grand-chose, mais après tout, cela ne coûte rien d’essayer. Voilà ce que feraient d’autres sportifs dans pareil cas.

Une bonne cuite, comme des vrais rugbymen. L’entraide, la solidarité, l’envie de se dépouiller sur un terrain naît souvent autour d’un verre. Marc Lièvremont n’a jamais été contre. Alors buvez, Messieurs! Lâchez-vous sur la pression puisqu’elle vous tétanise. Une bonne cuite n’a jamais tué, surtout de beaux bébés comme vous, biberonnés à la «Cum Cum Mania», au «cap’s», ou au chat bite. Et puis, le lever de coude est le premier geste qu’on apprend au rugby. Quand on leur dit de revenir à des choses simples, à la base du métier…

Une soirée avec (vos) femmes comme les footballeurs. A Takapuna, les compagnes ont eu un droit de visite, il y une dizaine de jours. En sport, l’effet bénéfique des câlins nocturnes n’est plus à prouver. Certains joueurs sont beaucoup trop tendus. Relaxez-vous, mais dans les règles de l’art. Ici, point de Zahia, ni de table de nuit qui saute toute seule au visage. Mesdames, le retour en grâce des joueur français est entre vos… Enfin, choisissez.

Une immersion chez les autochtones, comme les athlètes. C’est la méthode Bob Tahri. Pour progresser, l’athlète n‘hésite pas à s’immerger plusieurs semaines dans le dénuement le plus total, sur les hauts plateaux du Kenya. Lever à 5h du mat, alimentation minimaliste et entraînement intensif. Voilà le cocktail que la bande à Parra pourrait expérimenter dans un village maori. Au pif, Google conseille Te Whakarewarewa, une bourgade typique dont les maîtres mots sont «harmonie avec la nature, quiétude, authenticité».

Le stage commando, comme les nageurs. Là, ça ne rigole pas. Après deux mois de préparation cinq étoiles, passons aux choses sérieuse. Aux combats dans la boue, aux nuits à la belle étoile, à la nage avec Rangers et paquetage. Laure Manaudou ou Camille Lacourt l’ont expérimenté il y a quelques semaines à Lorient. Les vertus d’une telle semaine seraient insoupçonnables car les sportifs de haut niveau ont tous leur petit côté bidasse. Oui, ils fonctionnent aussi à la Schlag.

La méditation comme les apnéistes. Ouvrez un peu vos chakras les gars, réapprenez à respirer et écoutez le silence. Imitez Jean-Marc Barr si vous cherchez vraiment le «Grand Bleu». La méthode Arielle Dombasle ne sauve pas toujours, mais au moins, elle ne fait pas de mal. William Servat en position du Lotus ce n’est peut-être pas très beau à voir, mais si c’est efficace, pourquoi pas?

30/09/2011

Hé les Kiwis, pourquoi tant de haine?

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Zappons d’entrée les histoires de bateaux coulés et de bombes atomiques lancées dans leur bel aquarium. En sport, qu’est-ce qui justifie réellement la morgue néo-zélandaise vis-à-vis de tout ce qui est bleu avec une crête de coq? Deux éliminations en Coupe du monde, peut-être. Dans ce cas, 1999 et 2007 pèsent très lourd dans le panier à reproches des Blacks. Depuis le début de la coupe du monde, le XV de France semble être l’ennemi numéro 1, l’adversaire redouté que la presse prend plaisir à mettre à l’index chaque semaine.

Il suffit de feuilleter les pages du New Zealand Herald pour s’en rendre compte. Les papiers anti-français ont fleuri avant la torgnole reçue par les Bleus face aux Blacks. On a reproché à Lièvremont de brader ce rendez-vous en envoyant son équipe B au front, comme si la A pouvait faire mieux… Puis, il y a eu l’invention de l’affaire de la fourchette. Un doigt de Julien Bonnaire qui glisse sur le visage de Mc Caw et les Kiwis crient une nouvelle fois au scandale.

«De la rancune derière tout ça»

«Les Français jouent sale», paraît-il. Soit. Cela a d’ailleurs bien amusé Aurélien Rgerie, invité à se prononcer sur cette cabale montée de toutes pièces. «Il y a certainement de l'aigreur, de la rancune derrière tout ça». Oui, mais pourquoi? L’équipe de France est-elle si dangereuse pour être à ce point malmenée dans les médias? Fait-elle si peur aux Blacks à un mois de la finale où elle pourrait, en cas de miracle, retrouver les Blacks?

Toutes ces tentatives de déstabilisations n’ont a priori pas vraiment de fondement. D'abord les Bleus n'ont rien demadé. Si elle sert à chatouiller les adversaires de son équipe nationale, la presse néo-zed aurait plutôt intérêt à s’occuper du cas sud-africain ou australien, qui devrait être plus compliqué à résoudre que l’équation tricolore. Une équipe qui peine à rester cohérente face au Japon, au Canada et qui n’existe que 15 minutes sur l’ensemble d’un match face aux Blacks ne mérite vraiment pas un tel ressentiment. C’est lui donner beaucoup trop d’importance. Vraiment.

 
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