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22/08/2011

Quatre raisons de rentrer de vacances pour les Mondiaux de judo

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Le calendrier sportif est ingrat. Placer un championnat du monde de judo à Paris pendant les vacances scolaires et en quasi-collision frontale avec les Mondiaux d’athlétisme, c’est assez rude. L’événement qui débute mardi à Bercy est pourtant unique. Voilà quelques raisons de ranger maillot et parasol pour suivre l’un des grands moments de sport de l’année. Si, si.

Les Français vont briller

Il n’y a pas beaucoup de présidents de fédé qui affichent le bilan de Jean-Luc Rougé, le boss à frisettes du judo français. Aux championnats du monde comme aux Jeux, les Bleus ramènent toujours une flopée de médailles. Quelques titres par-ci, par-là. Derrière le Japon, la France est la nation de référence au niveau mondial. Devant leur public, ils devraient donc briller. Bien sûr, il y a la locomotive Riner que seul un titre peut rassasier. Mais aussi tous ceux qui rêvent d’enflammer Bercy, à l’image de Jossinet, Decosse, Tcheumeo, Pavia, chez les filles. Milous ou Darbelet chez les hommes. Avec six ou sept médailles, les Français pourraient s’estimer satisfaits.

Teddy Riner va régaler

On le sait, Riner, c’est du très lourd. Avant de viser un premier titre olympique à Londres l’année prochaine, le colosse parisien peut décrocher son cinquième titre mondial. Un record qui lui permettra d’effacer le nom de David Douillet et devenir le judoka le plus titré de l'histoire des Mondiaux. A 22 ans, il fallait oser. Mais Riner est comme ça, hors normes. Rien ne lui fait peur. Le garçon affiche une confiance aussi bluffante que son tour de biceps. Une blessure à un doigt aurait pu le freiner dans sa préparation. Il en a profité pour doubler la dose d’entraînements physiques. Résultat, celui qui était déjà le meilleur techniquement chez les lourds débarque à Bercy affûté comme jamais. Un conseil pour ses adversaires: échauffez-vous bien les cervicales.

Réviser avant les Jeux

On a tous été plus ou moins judoka un jour. Un Français sur cinq en réalité. Et ceux qui ne sont jamais monté sur un tatami ont au moins testé la roulade avant ou mimé une planchette japonaise dans leur jardin. Dans leur vie de couple, les amoureux sont aussi sans le savoir des adeptes du ne-waza, le judo au sol… Tout cela pour dire qu’avec un peu de pédagogie, le judo n’est pas une discipline si complexe, réservée aux seuls initiés. A un an des Jeux, le rendez-vous de Bercy est l’occasion de sortir du formol des athlètes que la télé nous sert (seulement) tous les quatre ans. Dans un an, les stars du sport français seront pourtant en pyjama. Pour ne pas être largués quand ils parleront de leur enchaînement sasae - uchi-mata ou de leur tani-otochi en contre au micro de Nelson Monfort, il est indispensable de réviser.

Les arbitres seront respectés

Ici, pas de simulation, d’esbroufe ou de contestation. Côté arbitrage, le judo est une vraie référence et d’autres sports feraient bien de s’en inspirer. La culture des arts martiaux impose le respect. Sur un tatami, il est interdit de s’adresser à l’arbitre, sous peine d'être disqualifié. Le procédé est radical, mais il épargne le judo de polémiques vaines, néfastes en termes d’image. Cela ne signifie pas que les erreurs d’arbitrage n’existent pas. Il y en a, le judo étant un sport où les avantages sont à l’appréciation des juges. Les erreurs sont juste mieux acceptées parce que le trio arbitral incarne réellement l’autorité. D’ailleurs ceux-ci peuvent même faire appel à la vidéo en cas d’indécision. Si Michel Platini pouvait faire un saut par Paris cette semaine…

 
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