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11/11/2011

Peut-on encore voir du tennis à la télé?

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Il y a d’abord cette réflexion toute bête, mûrie un jeudi soir à la rédaction, quand le technicien d’Orange tentait, pour la troisième fois de la semaine, de réparer notre Orange Box. Après six jours disputés à Bercy n’avons vu que deux ou trois images du tournoi parisien. Un morceau de Benneteau – Roddick par-ci, un set et demi de Gasquet – Federer par là. Et rien d’autre au sortir des quarts de finale. Avant d’accuser la terre entière de nous priver de tennis à la téloche, je dois préciser que nous faisons partie des gens précautionneux qui avons un abonnement à Orange pour suivre les Masters1000. Seulement entre temps, les souris de la rédaction ont mangé les fils et détruit le matos.

A vrai dire, nous nous retrouvons dans la situation très frustrante de Monsieur-tout-le-monde, non abonné à la télé d’Orange (attention, ce n’est pas grave) mais intéressé par une petite soirée tennis de temps en temps. Car pour voir les images du deuxième tournoi français (après Roland-Garros s’entend) les choses se compliquent sérieusement. Avant 16h, inutile de rêver, il n’y a pas de programmation. Jusqu’à jeudi, Paris Première diffusait les rencontres de la fin d’après-midi et quelques night sessions. Puis plus rien à partir de vendredi, malgré l’annonce de la diffusion des derniers quarts de finale. En guise de Ferrer – Isner, on a eu droit aux Grosses Têtes de Philippe Bouvard.

La donne se complique un peu plus à partir de samedi, jour des demi-finales, dont l'une est programmée sur W9 (en l'occurence Tsonga - Isner à 17h). Encore une fois, honte à nous de ne pas bénéficier de la couverture offerte par Orange Sport. Mais bon, pour le coup, on n'y peut rien et comme la majorité des fans de tennis, nous devons jongler avec nos télécommandes et les chaînes du câble pour avoir le droit de voir quelques échanges. En terme de visibilité, je ne sais pas si une telle dilution de l’offre sert réellement l’intérêt du tennis. Les diffuseurs choisis sont peut-être étiquetés «grand public», accessibles en clair.

En attendant, le public averti s’y perd. Après un rapide tour de table à la rédaction de 20minutes, personne n’a vraiment pu suivre le tournoi. Pire, sans les résumés des chaînes d’infos, les streaming Internet et les extraits de matchs balancés sur Youtube, certains n’auraient même pas vu la couleur d’une balle. Finalement, ce n’est peut-être pas plus mal. C’est en l’absence d’images qu’on se (re)tourne vers les lives décalés du Web ou la radio officielle du tournoi. Suivre les matchs sur Radiobnpparibasmasters et ses commentateurs déjantés est d'ailleurs un vrai régal.

07/11/2011

Bercy: Quatre raisons de préférer les courts annexes

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Jo-Wilfried Tsonga ou Gaël Monfils sont souvent là pour le dire. A Bercy, l’ambiance est unique. Les deux Frenchies font référence au show permanent du central où 15.000 personnes se pressent pour les applaudir. Ils oublient qu’à quelques pas de là, dans les tréfonds du POPB se cachent deux courts annexes. Beaucoup plus calmes, certes, mais très prisés d'un public de connaisseurs. Voici quatre raisons de passer sa semaine sur les courts 1 et 2 du tournoi parisien.

On y voit d’autres stars. Il n’y a pas que Roger Federer, Andy Murray ou Richard Gasquet dans la vie. Contrairement aux Grands Chelem, qui offrent souvent des premiers tours déséquilibrés, les Masters 1000 offrent une programmation bien plus homogène. Il suffit de voir les noms des joueurs sortant des qualifs pour se faire une idée du niveau. Soyons clair, passer sa journée sur les courts annexes ne vous permettra pas de photographier un cador, ni même un Français. Mais c’est l’occasion de voir en action certains joueurs moins cotés qui ont animé la saison. Gilles Muller, le Luxembourgeois au service herculéen, Thomaz Bellucci, le successeur annoncé de Kuerten, Florian Mayer, l’Allemand qui se prend pour Santoro, ou Nikolaï Davydenko, l’ex-numéro 3 mondial qui roule un peu sur la jante.

On voit les joueurs de près. Imaginez-vous à la place de Jean Gachassin, assis aux premières loges, dans la largeur du court. Voilà la place de rêve, accessible à Monsieur tout le monde sur les annexes du POPB. J’étais samedi derrière Arnaud Clément lors de sa victoire contre Lukas Rosol. Un régal. Dans le dos du juge de ligne, le spectateur est dans une position idéale. A cet endroit, les coups partent plus vite, les balles vous fusent dessus (surtout au service) et les déplacements sont plus impressionnants. Un spectacle unique impossible à apprécier sur le Central où la distance par rapport à la ligne de fond de court est bien plus importante.

On les entend parler. C’est un des petits plaisirs des annexes. Quand un joueur est à trois mètres de vous dans une salle qui sert d’ordinaire de patinoire, tout ce qu’il chuchote vous saute aux oreilles. Les petits murmures d’encouragement, d’agacement, les mots du coach, de l’arbitre, les discussions avec les ramasseurs de balles… Tout ce qui se passe entre deux points fait aussi partie du spectacle. De ce point de vue là, évitez les taiseux et choisissez les matchs des joueurs fantasques.

On nous épargne le show du Central. Il y a deux types de spectateurs à Bercy. Le technicien pur et dur qui ne se déplace que pour voir des pros taper la balle. Pour lui peu importe le nom et le classement du joueur. Puis il y a le supporter chauvin qui n’encourage que les Français ou les très grandes stars, qu’il n’a d'ailleurs pas vu depuis la fin de Roland-Garros. Celui-là est plus sensible au show permanent du Central, où les jeux de sons et lumières font partie intégrante du spectacle. Un poil bling-bling par moments, surtout quand on veut apprécier un match dans le calme.

22/08/2011

Quatre raisons de rentrer de vacances pour les Mondiaux de judo

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Le calendrier sportif est ingrat. Placer un championnat du monde de judo à Paris pendant les vacances scolaires et en quasi-collision frontale avec les Mondiaux d’athlétisme, c’est assez rude. L’événement qui débute mardi à Bercy est pourtant unique. Voilà quelques raisons de ranger maillot et parasol pour suivre l’un des grands moments de sport de l’année. Si, si.

Les Français vont briller

Il n’y a pas beaucoup de présidents de fédé qui affichent le bilan de Jean-Luc Rougé, le boss à frisettes du judo français. Aux championnats du monde comme aux Jeux, les Bleus ramènent toujours une flopée de médailles. Quelques titres par-ci, par-là. Derrière le Japon, la France est la nation de référence au niveau mondial. Devant leur public, ils devraient donc briller. Bien sûr, il y a la locomotive Riner que seul un titre peut rassasier. Mais aussi tous ceux qui rêvent d’enflammer Bercy, à l’image de Jossinet, Decosse, Tcheumeo, Pavia, chez les filles. Milous ou Darbelet chez les hommes. Avec six ou sept médailles, les Français pourraient s’estimer satisfaits.

Teddy Riner va régaler

On le sait, Riner, c’est du très lourd. Avant de viser un premier titre olympique à Londres l’année prochaine, le colosse parisien peut décrocher son cinquième titre mondial. Un record qui lui permettra d’effacer le nom de David Douillet et devenir le judoka le plus titré de l'histoire des Mondiaux. A 22 ans, il fallait oser. Mais Riner est comme ça, hors normes. Rien ne lui fait peur. Le garçon affiche une confiance aussi bluffante que son tour de biceps. Une blessure à un doigt aurait pu le freiner dans sa préparation. Il en a profité pour doubler la dose d’entraînements physiques. Résultat, celui qui était déjà le meilleur techniquement chez les lourds débarque à Bercy affûté comme jamais. Un conseil pour ses adversaires: échauffez-vous bien les cervicales.

Réviser avant les Jeux

On a tous été plus ou moins judoka un jour. Un Français sur cinq en réalité. Et ceux qui ne sont jamais monté sur un tatami ont au moins testé la roulade avant ou mimé une planchette japonaise dans leur jardin. Dans leur vie de couple, les amoureux sont aussi sans le savoir des adeptes du ne-waza, le judo au sol… Tout cela pour dire qu’avec un peu de pédagogie, le judo n’est pas une discipline si complexe, réservée aux seuls initiés. A un an des Jeux, le rendez-vous de Bercy est l’occasion de sortir du formol des athlètes que la télé nous sert (seulement) tous les quatre ans. Dans un an, les stars du sport français seront pourtant en pyjama. Pour ne pas être largués quand ils parleront de leur enchaînement sasae - uchi-mata ou de leur tani-otochi en contre au micro de Nelson Monfort, il est indispensable de réviser.

Les arbitres seront respectés

Ici, pas de simulation, d’esbroufe ou de contestation. Côté arbitrage, le judo est une vraie référence et d’autres sports feraient bien de s’en inspirer. La culture des arts martiaux impose le respect. Sur un tatami, il est interdit de s’adresser à l’arbitre, sous peine d'être disqualifié. Le procédé est radical, mais il épargne le judo de polémiques vaines, néfastes en termes d’image. Cela ne signifie pas que les erreurs d’arbitrage n’existent pas. Il y en a, le judo étant un sport où les avantages sont à l’appréciation des juges. Les erreurs sont juste mieux acceptées parce que le trio arbitral incarne réellement l’autorité. D’ailleurs ceux-ci peuvent même faire appel à la vidéo en cas d’indécision. Si Michel Platini pouvait faire un saut par Paris cette semaine…

 
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