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18/12/2011

Les révélations françaises de l'année 2011

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En une saison, une grande victoire ou un simple coup d'éclat, ils se sont fait un nom en 2011. Inconnus jusque là, voici une sélection non exhaustive de sportifs qui devraient faire gagner la France dans les années à venir. Si vous en avez repéré d'autres, livrez les nous. Les commentaires sont là pour ça...

Charlotte Bonnet: C’est la dernière pépite couvée par Fabrice Pellerin, l’éleveur de champions niçois. Après Agnel et Muffat, la nageuse de 16 ans ne devrait pas tarder à faire de grosses vagues dans les bassins mondiaux. Benjamine de l'équipe de France, Charlotte Bonnet s’est offert trois podiums aux championnats de France d’Angers. Du 50m nage libre au 200m quatre nages, l’élève de première S pourrait bien passer le premier grand examen de sa carrière lors des prochains Jeux.

Caroline Garcia: Jamais la petite française n’aurait dû secouer la tête et réaliser l’exploit qu’elle était en train de réaliser il y a six mois sur le central de Roland Garros. Alors qu’elle menait 6-3, 4-1 face à Maria Sharapova et qu’elle s’apprêtait à faire taire la diva, la jeune Lyonnaise a finalement ouvert les yeux. Deux jeux trop tôt. Battue en trois sets, Caroline Garcia a pourtant marqué tout les observateurs du tournoi, Andy Murray en tête qui y est allé de son petit tweet annonciateur: «Cette fille sera un jour numéro 1 mondiale.» Cela tombe bien, celle qui est à peine plus âgé qu’un ramasseur de balles ne vise pas moins.

Arnold Jeannesson: Il a peut-être l’allure et le visage d’un étudiant à peine entré en fac de science, le coureur de la Française des Jeux a les atouts pour devenir l’un des grands grimpeurs de demain. Révélé à l’école du cyclo cross, l’ancien de la Caisse d’Epargne s’est fait un nom dans les cols du Tour de France où il s’est même emparé une journée du maillot blanc. S’il pouvait y ajouter quelques pois rouges dans les années à venir, il n’y aurait rien d’étonnant.

Marvin Martin: Deux buts pour une première en sélection, cela marque forcément. Le Sochalien n’a pas manqué son coup, il y a quelques mois face à l‘Ukraine. Il en a gardé un surnom «MM» et une étiquette, un peu encombrante, de nouveau dépositaire du jeu des Bleus. Avant d’égaler «ZZ» ou d'offrir une autre Coupe du monde à la France, Martin incarne l’avenir d’un groupe en quête de pardon, chouchouté par Laurent Blanc. Un transfert l’été prochain et une grande performance à l’Euro 2012 devraient le faire changer de dimension.

Alexis Pinturault: Tremble Bode Miller. Voici la relève dans la catégorie très des skieurs «polyvalents». Passé par le foot, la boxe, le kite surf, il n’est pas étonnant que le Français de 20 ans soit un touche à tout sur les skis. Très à l’aise en Géant, discipline dans laquelle il a déjà claqué deux podiums, ce fils de mannequin norvégien compte aussi faire parler son explosivité en slalom en Super-G et en descente. Si tout se passe bien, son nom pourrait bien figurer très haut au classement général de la Coupe du monde.

Audrey Tcheuméo: Voici la «Mike Tyson» du sport français féminin. Grande admiratrice du cogneur américain, la judokate a déjà presque tout gagné à 21 ans. Championne de France et d’Europe, elle a raflé son premier titre mondial chez elle à Paris, au mois d’août. Une performance XXL pour une jeune fille qui n’a que sept ans de pratique dans le kimono. Passée par le tennis, le hand ou le foot, la grande copine de Teddy Riner est un phénomène de précocité dans un sport où la dimension technique est pourtant essentielle. On imagine à peine les ravages qu’elle fera quand elle aura un peu plus d’expérience.

22/08/2011

Quatre raisons de rentrer de vacances pour les Mondiaux de judo

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Le calendrier sportif est ingrat. Placer un championnat du monde de judo à Paris pendant les vacances scolaires et en quasi-collision frontale avec les Mondiaux d’athlétisme, c’est assez rude. L’événement qui débute mardi à Bercy est pourtant unique. Voilà quelques raisons de ranger maillot et parasol pour suivre l’un des grands moments de sport de l’année. Si, si.

Les Français vont briller

Il n’y a pas beaucoup de présidents de fédé qui affichent le bilan de Jean-Luc Rougé, le boss à frisettes du judo français. Aux championnats du monde comme aux Jeux, les Bleus ramènent toujours une flopée de médailles. Quelques titres par-ci, par-là. Derrière le Japon, la France est la nation de référence au niveau mondial. Devant leur public, ils devraient donc briller. Bien sûr, il y a la locomotive Riner que seul un titre peut rassasier. Mais aussi tous ceux qui rêvent d’enflammer Bercy, à l’image de Jossinet, Decosse, Tcheumeo, Pavia, chez les filles. Milous ou Darbelet chez les hommes. Avec six ou sept médailles, les Français pourraient s’estimer satisfaits.

Teddy Riner va régaler

On le sait, Riner, c’est du très lourd. Avant de viser un premier titre olympique à Londres l’année prochaine, le colosse parisien peut décrocher son cinquième titre mondial. Un record qui lui permettra d’effacer le nom de David Douillet et devenir le judoka le plus titré de l'histoire des Mondiaux. A 22 ans, il fallait oser. Mais Riner est comme ça, hors normes. Rien ne lui fait peur. Le garçon affiche une confiance aussi bluffante que son tour de biceps. Une blessure à un doigt aurait pu le freiner dans sa préparation. Il en a profité pour doubler la dose d’entraînements physiques. Résultat, celui qui était déjà le meilleur techniquement chez les lourds débarque à Bercy affûté comme jamais. Un conseil pour ses adversaires: échauffez-vous bien les cervicales.

Réviser avant les Jeux

On a tous été plus ou moins judoka un jour. Un Français sur cinq en réalité. Et ceux qui ne sont jamais monté sur un tatami ont au moins testé la roulade avant ou mimé une planchette japonaise dans leur jardin. Dans leur vie de couple, les amoureux sont aussi sans le savoir des adeptes du ne-waza, le judo au sol… Tout cela pour dire qu’avec un peu de pédagogie, le judo n’est pas une discipline si complexe, réservée aux seuls initiés. A un an des Jeux, le rendez-vous de Bercy est l’occasion de sortir du formol des athlètes que la télé nous sert (seulement) tous les quatre ans. Dans un an, les stars du sport français seront pourtant en pyjama. Pour ne pas être largués quand ils parleront de leur enchaînement sasae - uchi-mata ou de leur tani-otochi en contre au micro de Nelson Monfort, il est indispensable de réviser.

Les arbitres seront respectés

Ici, pas de simulation, d’esbroufe ou de contestation. Côté arbitrage, le judo est une vraie référence et d’autres sports feraient bien de s’en inspirer. La culture des arts martiaux impose le respect. Sur un tatami, il est interdit de s’adresser à l’arbitre, sous peine d'être disqualifié. Le procédé est radical, mais il épargne le judo de polémiques vaines, néfastes en termes d’image. Cela ne signifie pas que les erreurs d’arbitrage n’existent pas. Il y en a, le judo étant un sport où les avantages sont à l’appréciation des juges. Les erreurs sont juste mieux acceptées parce que le trio arbitral incarne réellement l’autorité. D’ailleurs ceux-ci peuvent même faire appel à la vidéo en cas d’indécision. Si Michel Platini pouvait faire un saut par Paris cette semaine…

 
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