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07/10/2011

Equipe de France: Leaders, levez-vous

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Où sont les grands frères? Les cadres qui mènent la barque quand celle-ci commence à tanguer? Depuis sa prise de fonction, Laurent Blanc semble attendre le réveil de ses cadres. Le capitanat tournant mis en place prouve que les leaders sont nombreux dans cette équipe, mais pas aussi affirmés que le sélectionneur l’entend. Voici une radiographie des différents tauliers (sélectionnés), avant les matchs face à l’Albanie et la Bosnie.

Hugo Lloris

Le petit plus: Que peut-on reprocher au gardien de l’OL depuis trois ans? Sur le terrain, il est incontestable à son poste. En dehors, c’est un gagneur réfléchi, calme, à l’écoute des autres. Mais il ne faut pas trop pousser non plus. On a vu la saison dernière qu’il est capable de crier très fort quand les choses ne lui plaisent pas.

Le hic: C’est un fait géographique, depuis sa position de gardien, le Lyonnais est loin de tout. Quand il faut dire deux mots à l’arbitre ou tirer les oreilles de Menez qui abuse du dribble, on voit mal Lloris piquer son sprint à l’autre bout du terrain. N’est pas José Luis Chilavert qui veut.

Patrice Evra

Le petit plus: Un franc-parler rare et très appréciable chez un joueur de haut niveau. Harangueur, bagarreur, accrocheur. Chambreur aussi. What else?

Le hic: Même si Domenech n’est plus là, Pat cherche toujours à déterrer la taupe de Knysna.

Eric Abidal

Le petit plus: Au moins lui sait ce que «gagner» signifie. Il le fait quasiment tous les week-ends en Liga ou en Ligue des champions avec le Barça. A 32 ans, «Abi» est aussi l’un des plus expérimentés du groupe, déjà habitué à porter le brassard.

Le hic: Il serait le candidat numéro 1 au capitanat s’il n’était pas si souvent à l’hôpital. Par moment, l’ancien Lyonnais a aussi tendance à s’effacer plutôt que de prendre les problèmes en face.

Alou Diarra

Le petit plus: Ancien joueur de Lolo à Bordeaux, il est son meilleur relais sur le terrain. Le sélectionneur répète souvent qu’il «connaît» mieux son Alou que personne. Un garçon discret en public, mais très influent dans un groupe.

Le hic: Dès qu’il porte le brassard, c’est un massacre. Après avoir sombré avec Bordeaux, le chouchou de Laurent Blanc fait des ravages à Marseille depuis le début de saison. Autant épargner l’équipe de France, non?

Samir Nasri

Le petit plus: Une position de leader technique qui, sur le papier, pourrait faire de lui le successeur de Platoche ou Zidane. Même s’il n’a jamais rien gagné, le milieu de City a tout pour assumer son statut naissant de star internationale.

Le hic: Soyons franc, à peine sorti de la puberté, l’ancien minot a le charisme d’un gobie. Et puis sous le maillot bleu, il cherche encore ses marques.

Florent Malouda

Le petit plus: Le droit d’aînesse existe aussi au foot. A 31 ans, «Maloud» est l’un des doyens du groupe. L’un des plus expérimentés avec sa soixantaine de sélections. Le Malouda de 2011 est un joueur mature et intelligent, titillé par un sentiment de revanche.

Le hic: Vu ce que Domenech lui a fait subir pendant six ans, il n’est pas dit que le gaucher des Bleus soit très à l’aise s’il est renvoyé en première ligne.

04/10/2011

Ribéry blessé, la chance de l'équipe de France?

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On ne dirait pas comme ça, mais on doit beaucoup à la blessure de Franck Ribéry au mollet. Grâce à cette petite lésion, plus question de disserter sur la position du troubadour du Bayern. A chaque rassemblement de l’équipe de France se posait la même question. Francky jouera-t-il sur l’aile gauche, comme il le réclame depuis toujours? Ou sera-t-il exilé à droite où il fera encore la tronche? A la longue l’antienne devenait franchement gonflante. Laurent Blanc ne répondait jamais vraiment à la question qui était immédiatement posée à Florent Malouda, la victime collatérale de cette translation.

Cette fois, le débat est clos. Débarrassé de cet encombrant concurrent, le milieu de Chelsea errera tranquillement sur son aile gauche. Peinard. Il semble peu probable que Blanc lui mette Samir Nasri dans les pattes. Le Mancunien devrait prendre place dans l’axe ou sur l’aile droite, où le sélectionneur n’a jamais eu autant d’options à disposition. Ménez, Nasri, Rémy, Valbuena. Tous sont à peu près opérationnels, prêts à jouer les suppléants modèles.

Pas de place réservée 

A dix mois du prochain Euro, voilà l’occasion pour le sélectionneur de tester quelques joueurs à un poste particulièrement glissant (N’est ce pas Sidney Govou?). Vu la capacité de Ribéry à enchaîner trois matchs internationaux sans faire chauffer sa carte vitale, cela semble même indispensable. Et puis, sa place n’est pas réservée dans le onze de Laurent Blanc. Même si l’attaquant du Bayern revient en forme avec son club, empiler les passes déc’ contre Mayence ou Nuremberg n’a jamais justifié un pass VIP pour la sélection.

Comme tout le monde, Lolo a bien remarqué que Ribéry n’est plus cet indolent soliste capable d’éliminer une défense sur une accélération. Il tâtonne, bougonne, et se perd sur le terrain comme en dehors. La sortie d’un livre sur l’affaire Zahia la semaine dernière devrait lui causer encore quelques tourments. Ceux-ci resteront au moins éloignés de l'équipe de France.

03/09/2011

Vite, une défense centrale!

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Une attaque et un gardien qui assurent, des milieux qui se cherchent et une défense qui serre les fesses. Voilà le squelette de l’équipe de France aperçue à Tirana, vendredi soir. Pour gagner en Albanie, cela suffit. Pour obtenir son ticket pour l’Euro, cela risque d’être un peu juste. En l’absence de la paire Rami-Méxès derrière, les Bleus ne présentent pas beaucoup d’assurance. Le premier était suspendu et reviendra mardi face à la Roumanie. Le second soigne toujours son genou en lambeaux et ne sera pas sur pieds avant la fin du mois.

En attendant, le replâtrage de Laurent Blanc fait peur à voir. Abidal? Trop hésitant pour le poste. Kaboul? Aussi flippant que l’Afghanistan. Le but albanais de Bogdani illustre d’ailleurs les limites de cette association de remplaçants. Sur l’action, Kaboul lit mal l’appel en profondeur de l’attaquant. Son marquage est trop large. Sa course, aussi pantelante que celle du Samoan Tuvalu, la star du sprint aux Mondiaux de Daegu. Quant à Abidal, un simple coup d’épaule l’éjecte sur les panneaux publicitaires.

Des circonstances atténuantes

Trop mollassons dans leurs interventions, les deux garçons ont quand même quelques circonstances atténuantes. Kaboul ne disputait là que son troisième match en bleu. Et Abidal n’est pas un défenseur central de métier. Il n’empêche. Contre un adversaire un peu plus huppé, une entente aussi incertaine peut être synonyme de fessée. Un comble pour une équipe dirigée par l’ex-patron de la meilleure charnière au monde (avec le grand Marcel).

Au moment de coucher les noms de ses centraux, Laurent Blanc doit pourtant s’arracher les bouclettes. Sakho a sa place même s’il manque d’expérience. Mais derrière c’est le néant. Gallas est blacklisté, Squillaci perdu de vue, Koscielny à moitié blessé. Quant à Ciani et Planus, ses anciens protégés à Bordeaux, ils ont un niveau L2 depuis un an. Bref, l'avenir des Bleus passe bien par une paire Rami - Mexès au top. Si possible épargnée par les cartons et les blessures.

 
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