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01/11/2011

A quoi sert le Ballon d'Or?

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Inutile de faire durer le suspense trop longtemps. Le Ballon d'Or 2011 s'appelle Lionel Messi. Comme en 2009 et 2010, comme lors des deux ou trois années à venir, l'Argentin recevra son trophée dans quelques semaines. Tout le monde applaudira, ressortira la bio déjà connue du "Lutin", et commencera à se demander s'il n'est pas en train de faire un peu d'ombre à Maradona ou Pelé dans l'histoire du jeu.

Au fond, avons-nous vraiment besoin de cette mise en scène de fin d'année? Sûrement pas. Au delà de l'absence de suspense sur l’identité du futur lauréat, la cérémonie du Ballon d’Or pose un problème de fond. Dans un sport où tout n'est qu'interdépendance, collectif, dynamique de groupe, sacrifice et échange avec le partenaire, il est «absurde» de glorifier le travail d'un unique élu. La logique du Ballon d'or consiste à dire qu'il n'y aurait pas de Barça sans Messi. Celle du football veut qu'il n'y aurait de Messi sans Barça.

Un panel en question

Désigner le meilleur joueur de tennis, de golf, ou de bilboquet est bien plus légitime. Classer, hiérarchiser, comparer les athlètes étant l’essence de ces disciplines. Pas celle du football, si ce n’est pour flatter un peu plus l’égo de certains joueurs frappés de "melonite". Quand on s’appelle Ronaldo, Eto’o ou Ibrahimovic, on rêve plus de cette récompense que de titres. L’autre but non avoué de ce type de cérémonie est clairement médiatique. Ce barnum du mois de décembre donne un peu de "biscuit" aux médias à l'approche des fêtes, période d'actualité creuse où les ventes déclinent.

Toute cette mise en scène, depuis l’annonce de la liste des 23 nommés (avec Benzema mais pas Falcao...) jusqu’à la remise du trophée, a un côté inapproprié. Elle récompense le travail d'un joueur sur une année civile, quand le football ne connait que des saisons, de juillet à mai. Le vote est effectué par les 208 sélectionneurs des pays membres de la FIFA, les capitaines des sélections ainsi que 208 journalistes représentant les pays affiliés. En terme de légitimité, ce panel peut être discuté.

Historiquement, le jury – composé jusqu’en 2009 des seuls correspondants de France Football – a quand même laissé sur le bord de la route quelques cadors. Pour une question de règlement, Pelé n’a jamais eu sa chance. Plus récemment, Henry, Maldini, Thuram, Kahn ou Eto’o figurent dans la liste des oubliés quand Sammer ou Owen composent celle des anomalies. Sortir une personnalité d’une équipe, c’est aussi rayer d’office les défenseurs et les gardiens (à un Yachine près), pas assez spectaculaires ou décisifs pour prétendre à la distinction suprême. Tant qu’il n’a pas un genou brisé et danse au sein de la plus belle compagnie de la décennie, Lionel Messi a encore de belles années devant lui.

Les nommés: Eric Abidal (France, FC Barcelone), Sergio Agüero (Argentine, Manchester City), Karim Benzema (France, Real Madrid), Iker Casillas (Espagne, Real Madrid), Cristiano Ronaldo (Portugal, Real Madrid), Daniel Alves (Brésil, FC Barcelone), Samuel Eto’o (Cameroun, Anji Makachkala), Cesc Fabregas (Espagne, FC Barcelone), Diego Forlan (Uruguay, Inter Milan), Andres Iniesta (Espagne, FC Barcelone), Lionel Messi (Argentine, FC Barcelone), Thomas Müller (Allemagne, Bayern Munich), Nani (Portugal, Manchester United), Neymar (Brésil, Santos), Mesut Özil (Allemagne, Real Madrid), Gerard Piqué (Espagne, FC Barcelone), Wayne Rooney (Angleterre, Manchester United), Bastian Schweinsteiger (Allemagne, Bayern Munich), Wesley Sneijder (Pays-Bas, Inter Milan), Luis Suarez (Uruguay, Liverpool), David Villa (Espagne, FC Barcelone), Xabi Alonso (Espagne, Real Madrid), Xavi Hernandez (Espagne, FC Barcelone).

30/10/2011

Safin, le champion multicarte

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Jouer, gagner, et s’en aller, était beaucoup trop simple pour lui. Marat Safin ne pouvait se contenter d’être un simple joueur de tennis. Retraité trop précoce, l’ex-numéro 1 mondial a prouvé qu’on pouvait gagner des grands Chelem tout en brisant des centaines de raquettes, en faisant hurler ses groupies et en profitant des soirées VIP. Il manquait juste un peu de temps au Russe pour mener en parallèle une carrière politique. Ça tombe bien, voilà la dernière lubie d’un ex-champion aux multiples visages.

Le caractériel. 1055 raquettes détruites en dix ans, cela classe un bonhomme. Ou plutôt un génie de la balle capable de péter les plombs à tout moment. Pour avoir fait turbiner à plein régime les usines Head, le grand Marat a été récemment récompensé par l’ATP. Sur le court, certains crient, s’agacent, pestent contre eux-mêmes. Lui, brisait son matériel comme s’il était la cause de ses malheurs. Pas très «tennis» comme attitude, mais tellement humain. Allez, qui n’a jamais rêvé de fracasser une raquette après une double faute ou un coup boisé? Safin l’a fait pour nous.

Le tennisman. Grand, puissant au service, capable de tenir l’échange et de volleyer, ne cherchez plus le prototype du joueur des années 2000. Voir jouer Safin, c’était l’assurance d’assister à un beau match de tennis. Sa volée de revers et son coup droit pouvaient terrasser n’importe qui. Même Roger Federer, quand ses genoux, son dos, ses épaules ou ses chevilles ne couinaient pas. Si seulement Marat avait eu un vrai physique…

Le fêtard. C’est un fait, Marat Safin n’était pas le dernier pour fêter chacun de ses titres. Le Russe adorait notamment Paris, les soirées en boîte de nuit. Mais il savait se tenir. En dix ans de carrière, pas un baiser volé à la cocaïne. Peter Lundgren, son ex-coach disait de son élève qu’il «savait choisir ses moments» et n’était pas seulement un joueur dilettante, se reposant sur son talent. Bref un Richard Gasquet avec quelque chose dans la caboche.

L’égérie masculine. Deux ans après sa retraite, les «Maraaaaaat» résonnent encore dans les couloirs de Bercy. Partout où il jouait, le Russe attirait les groupies. D’un côté, il y avait Kournikova. De l’autre, Safin. Pendant quatre ans, le beau gosse russe a même été élu joueur le plus sexy du circuit (de 2005 à 2008). Mais à l’inverse de la poupée russe, le beau Marat n’a pas fait carrière grâce à son physique.

Le politique. C’est la dernière casquette que devrait donc enfiler Marat. Le plus sérieusement du monde, l’ancien broyeur de raquettes a donc fait son coming-out politique cette semaine. Safin compte se faire une place à la Douma, après s’être fait enrôler par le parti de Vladimir Poutine. Au-delà du coup de pub, quel genre de député pourrait être celui qui porte le nom d’un ancien révolutionnaire? «Le plus beau de la Douma, mais c’est juste parce que les autres ont plus de 60 ans.» Et Marat restera toujours Safin

17:04 Publié dans Tennis | Lien permanent | Commentaires (0)

27/10/2011

L'équipe type des révélations de la Ligue1

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Onze journées de championnat, c’est trop peu pour ériger un joueur en star incontournable de la Ligue1. Mais c’est assez pour relever la bonne forme de certains. Voici donc une première mouture de l’équipe type des «révélations» de ce début de championnat. Les critères de sélection sont simples. Cette équipe n'est composée que de joueurs dont le nom ne nous disait pas forcément grand-chose avant l’été dernier et qu’on est aujourd’hui capable d’écrire sans faute d’orthographe. Il faut aussi posséder un certain poids dans son équipe, si possible être titulaire, et avoir profité de ces onze premier matchs pour franchir un cap. Evidemment, ces choix sont totalement subjectifs. N'hésitez pas à les contester. Les commentaires sont là pour ça.

Dans le but, je choisis donc le gardien rennais, Benoît Costil qui a prouvé en onze matchs qu'il était bien plus que l'ex-petit ami de miss France. L'ancien sedanais dirige une charnière composée des deux Espoirs, Mathieu Peybernes et Bakary Koné. Le premier a chassé les anciens du FC Sochaux dans l’axe et le second maîtrise plutôt bien le grand écart National – Ligue des champions réalisé en quatre mois. Sur les côtés, impossible de sortir un latéral droit. Exceptionnellement, je décale l’axial d’Evian, Angoula, redoutable dans les duels et capable d’apporter le surnombre sur les coups de pieds arrêtés offensifs. A gauche, Chris Mavinga prouve que le Stade rennais a bien fait d’aller faire son marché en Belgique à l’intersaison.

A la récupération, impossible d’oublier Alain Traoré, l’artificier de l’AJ Auxerre, spécialiste du lâcher d’exocets à mi-distance. A ses côtés, le soliste de Dijon, Benjamin Corgnet, aussi régulier en L1 qu’il l’était la saison dernière à l’étage inférieur. Sur les ailes, Yann Jouffre qu’on n’attendait pas à ce niveau là, même s'il est présent en L1 depuis plusieurs saisons. Dans un effectif très concurrentiel, il a réussi à faire oublier Morgan Amalfitano en quelques matchs. De l’autre côté, Jonathan Pitroipa (en photo), aka le nouveau Gervinho, n’a pas de concurrent. Fin techniquement, rapide, le Rennais prouve aussi qu’on peut évoluer en L1 avec un physique de coton tige. Enfin en attaque, j’opte pour le duo lorientais Aliadière - Campbell. Le premier est en passe de réussir un énième come-back au plus haut niveau. Le second n’est pas encore titulaire chez les Merlus mais à 19 ans, ce Costaricien prêté par Arsenal en train de marquer son territoire. Si Christian Gourcuff le laisse s’exprimer balle au pied et ne cherche pas trop à le préserver, il devrait faire beaucoup de dégâts.

                                                               Costil (Rennes)

                                                   Koné (Lyon)     Peybernes (Sochaux)

                         Angoula (Evian)                                                        Mavinga (Rennes)

                                              Traoré (Auxerre)   Corgnet (Dijon)

                                   Jouffre (Lorient)                                Pitroipa (Rennes)

                                             Aliadière (Lorient) Campbell (Lorient)

 

Remplaçants: Reynet (Dijon), Ahamada (Toulouse), Abdennour (Toulouse), Isimat Mirin (Valenciennes), Paulao (saint-Etienne), Kadir (Valenciennes), Guilavogui (Saint-Eienne) Karaboué (Nancy), Butin (Sochaux), Diabaté (Bordeaux), Nabab (Caen).

 
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