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11/10/2011

Comment relancer l'intérêt de la F1

formule1, Sebastian Vettel, Grand Prix, championnat du monde, pilotes, Red Bull, F1, Bernie Ecclestone

Je l’avoue, mon expérience en Grand Prix cette saison s'est limitée à quelques parties de Mario Kart. En vrai, il paraît que Baby Schumi s’est goinfré cette année. On ne va pas se mentir, les courses de F1 n’ont jamais été aussi ennuyeuses. Alors avant de tourner définitivement le dos à ce sport, voici quelques idées à la volée pour le relancer. Bernie, si tu lis ce post, ne le prends pas trop au sérieux quand même.

Un même moteur pour tous. Evidemment, c’est totalement utopique. Mais pour comparer deux pilotes, il faut la même voiture, un peu comme en Champ Car. La F1 n'est pas un sport équitable puisque, avant même de parler de qualités de pilotages, les acteurs ne disposent pas des mêmes chances de victoire. Les écuries les plus développées attirant toujours les pilotes les plus doués, on se retrouve avec des courses déséquilibrées dès le départ. Oui, je rêve de voir Vettel sur une Lotus.

Réduire la taille des pneus. Attention, c’est la seule idée à peu près crédible. Le principe est simple. En revenant à des pneumatiques un peu moins larges, la tenue de route des voitures serait réduite et les qualités de pilotage redeviendraient primordiales. Si cela peut nous offrir de temps en temps un petit dépassement, ce serait pas mal.

Introduire des changements de pilotes. On parle bien d’un sport par équipe, là? Alors pourquoi ne pas demander aux pilotes de se passer le volant en pleine course? Les épreuves d’endurance reposent déjà sur ce principe, mais restent d’un ennui déprimant. Un relais à trois pilotes sur deux heures serait bien plus excitant. Imaginez, tous les dix tours, Alonso laisse sa place à Massa, puis à Julies Bianchi, le troisième pilote Ferrari l’année prochaine. Voilà peut-être le seul moyen de voir un Français en F1.

Mettre en place une grille de départ à handicap. C’est tout con, mais si Vettel est le meilleur pilote et possède la meilleure voiture, quel intérêt y a-t-il à le faire partir en première ligne? Pour relancer un peu le suspense, testons la grille de départ où les pilotes seraient classés suivant l’ordre inverse d’arrivée du dernier grand Prix. Voir les costauds remonter tout le peloton serait bien plus captivant que les laisser filer à l’avant.

Donner leur chance aux meilleurs. Petite question, que fout Narain Karthikeyan sur un circuit de F1? L’indien n’a pas marqué un point de la saison (il a été viré en cours de saison...) et n’aurait jamais été amené à piloter s’il ne venait pas d’un pays où il y a des marchés. De temps en temps, il serait bon de penser au sport et donner leur chance aux meilleurs pilotes.

Arroser les circuits. Sur le papier, l’idée d'une pluie artificielle évoquée par Bernie Ecclestone est la plus dangereuse. Mais aussi la plus excitante. Un Grand Prix n’est jamais aussi intéressant que sous la pluie. Là au moins, on voit des dépassements. Pour réduire les risques d’accidents, les pilotes pourraient être avertis dix minutes avant d’un arrosage automatique et agir en conséquence. Pour le coup, Jean Alesi aurait même pu devenir champion du monde.

08/10/2011

Lièvremont, le nouveau Jacquet?

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Ecrire sur le sport et ses acteurs est un exercice plus délicat qu’il n’y paraît. Il demande un sens de l’analyse aiguisé, justesse et mesure. L’actualité de l’équipe de France de rugby prouve qu’il est absurde de prendre position contre quelqu’un en l’enterrant définitivement avant la fin de son aventure. En 80 minutes contre l’Angleterre, Marc Lièvremont n’est pas passé du statut d’entraîneur sans talent à celui de fin stratège. De coach de Pro D2 à champion du monde potentiel. De Domenech à Mourinho.

C'est un fait, le sélectionneur des Bleus a bien dégusté après les quatre premiers matchs. Le cinquième pourrait le pousser à fanfaronner, à bomber le torse puisqu’il a fait la nique à tous ses détracteurs en accompagnant son équipe en demi-finale. Très classe, il s’est abstenu. «Je ne suis absolument pas revanchard, je ne veux pas tomber dans une forme d'aigreur.»

Jacquet n'était pas un mage non plus

Peut-être partage-t-il l’idée qu’en sport, celui qui gagne n’a pas forcément raison. Décrocher des victoires sans jeu ni spectacle n’est pas un gage d’immunité absolu devant les médias. Aimé Jacquet n’était pas un mage en son temps. Juste un coach qui a conduit son équipe au sommet sans jamais marcher sur l’eau. A l’époque, «Mémé» l’avait payé, subissant l’acharnement d’une partie de la presse française, L’Equipe en tête.

A un degré moindre, le début de Coupe du monde du XV de France rappelle ce scénario. Jusqu’à présent, les Bleus n’étaient pas bons. Et tous ceux qui l’ont signalé dans leurs colonnes ont eu raison. En revanche, deux choses sont proscrites: les attaques personnelles qui ne concernent en rien les compétences professionnelles du sélectionneur. Et les projections vaseuses sur l’avenir d’une équipe. Jouer sur Bwin et suivre au jour le jour l'actualité d'une équipe sont deux choses différentes.

Pas de mea culpa

En attendant, ce n’est pas parce que les Bleus ont battu les Britons qu’il faudrait tout oublier. Encore moins verser dans le mea culpa. Notre métier n’est pas d’avoir raison dans l’absolu. Mais d’avoir raison sur le moment. Dans leus papiers, certains ont critiqué le sélectionneur, et ce n’est pas pour cela qu’ils passent aujourd’hui pour des guignols (Si j'étais avec mon collègue Alexandre Pedro envoyé spécial en Nouvelle-Zélande, c'est évidemment ce que je ferais). Bien au contraire. Qui sait si les Bleus ne sont pas aussi en demie grâce à eux?

07/10/2011

Equipe de France: Leaders, levez-vous

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Où sont les grands frères? Les cadres qui mènent la barque quand celle-ci commence à tanguer? Depuis sa prise de fonction, Laurent Blanc semble attendre le réveil de ses cadres. Le capitanat tournant mis en place prouve que les leaders sont nombreux dans cette équipe, mais pas aussi affirmés que le sélectionneur l’entend. Voici une radiographie des différents tauliers (sélectionnés), avant les matchs face à l’Albanie et la Bosnie.

Hugo Lloris

Le petit plus: Que peut-on reprocher au gardien de l’OL depuis trois ans? Sur le terrain, il est incontestable à son poste. En dehors, c’est un gagneur réfléchi, calme, à l’écoute des autres. Mais il ne faut pas trop pousser non plus. On a vu la saison dernière qu’il est capable de crier très fort quand les choses ne lui plaisent pas.

Le hic: C’est un fait géographique, depuis sa position de gardien, le Lyonnais est loin de tout. Quand il faut dire deux mots à l’arbitre ou tirer les oreilles de Menez qui abuse du dribble, on voit mal Lloris piquer son sprint à l’autre bout du terrain. N’est pas José Luis Chilavert qui veut.

Patrice Evra

Le petit plus: Un franc-parler rare et très appréciable chez un joueur de haut niveau. Harangueur, bagarreur, accrocheur. Chambreur aussi. What else?

Le hic: Même si Domenech n’est plus là, Pat cherche toujours à déterrer la taupe de Knysna.

Eric Abidal

Le petit plus: Au moins lui sait ce que «gagner» signifie. Il le fait quasiment tous les week-ends en Liga ou en Ligue des champions avec le Barça. A 32 ans, «Abi» est aussi l’un des plus expérimentés du groupe, déjà habitué à porter le brassard.

Le hic: Il serait le candidat numéro 1 au capitanat s’il n’était pas si souvent à l’hôpital. Par moment, l’ancien Lyonnais a aussi tendance à s’effacer plutôt que de prendre les problèmes en face.

Alou Diarra

Le petit plus: Ancien joueur de Lolo à Bordeaux, il est son meilleur relais sur le terrain. Le sélectionneur répète souvent qu’il «connaît» mieux son Alou que personne. Un garçon discret en public, mais très influent dans un groupe.

Le hic: Dès qu’il porte le brassard, c’est un massacre. Après avoir sombré avec Bordeaux, le chouchou de Laurent Blanc fait des ravages à Marseille depuis le début de saison. Autant épargner l’équipe de France, non?

Samir Nasri

Le petit plus: Une position de leader technique qui, sur le papier, pourrait faire de lui le successeur de Platoche ou Zidane. Même s’il n’a jamais rien gagné, le milieu de City a tout pour assumer son statut naissant de star internationale.

Le hic: Soyons franc, à peine sorti de la puberté, l’ancien minot a le charisme d’un gobie. Et puis sous le maillot bleu, il cherche encore ses marques.

Florent Malouda

Le petit plus: Le droit d’aînesse existe aussi au foot. A 31 ans, «Maloud» est l’un des doyens du groupe. L’un des plus expérimentés avec sa soixantaine de sélections. Le Malouda de 2011 est un joueur mature et intelligent, titillé par un sentiment de revanche.

Le hic: Vu ce que Domenech lui a fait subir pendant six ans, il n’est pas dit que le gaucher des Bleus soit très à l’aise s’il est renvoyé en première ligne.

 
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