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17/01/2012

Dakar: L'édition 2012 de A à Z

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Tout ce qu’il faut retenir sur la course cette année…

A comme Arrivés. 57% des engagés ont terminé l’épreuve et défilé dans les rues de Lima. Un pourcentage assez faible qui confirme que l’édition 2012 était assez hard. Pendant deux semaines, les concurrents n’ont cessé de se plaindre de la chaleur et des pièges du parcours, le plus exigeant depuis la délocalisation du Dakar en Amérique du Sud.

B comme Banos. Plus éprouvant que le franchissement d’un cordon de dunes ou d’un rio, voici le passage aux toilettes du Dakar. Une odeur de décharge publique dans une cabine sans espace, quelques mouches et le bruit du voisin qui souffre le martyr derrière la cloison en plastique. L’enfer sur terre, ça existe.

C comme Casteu. Le blogueur de 20minutes est un survivant de la course après avoir enchaîné les pépins. En quinze jours, il a subi une piqûre de guêpe à l’œil, des problèmes moteurs et s’est cassé des côtes sur chute. Cela ne l’a pas empêché de rester dispo du début à la fin, toujours avec le sourire. Ça ira mieux l’année prochaine.

D comme Déshydratation. Quand il fait 45 degrés à l’ombre, on croit d’abord que le thermomètre déconne. Puis les bouteilles d’eau s’entassent sur les tables, les tee-shirts suintent et les pilotes tombent comme des mouches. Le coup de flippe du Dakar reste pour Sébastien Coué, un motard sous hyperthermie, victime d’hallucinations en plein désert. Il a quand même fallu le plonger dans la glace pour le faire redescendre à température ambiante.

E comme Esclandre. Quatre Dakar pour Orlando Terranova, quatre copilotes différents et quatre engueulades mémorables. Cette année l’Argentin s’est mis sur la tronche avec Andy Grider qui s’est fait la malle en plein rallye. Et cela a bien fait marrer le bivouac.

F comme Femme. Une pensée pour Laia Sands et Isabelle Patissier, premières femmes aux classements motos et autos. Sur le Dakar, cela donne droit à une prime exceptionnelle de la part de l’organisation.

H comme Hummer. De loin la plus belle bagnole de la flotte de 2012 avec ses airs d’araignées démantibulées. Elle est imposante, rutilante et son moteur rappelle le bruit de paquebot au démarrage. De la voiture US comme le public les aime, quoi.

I comme Iquique. La ville chilienne est le plus beau spot du Dakar avec sa dune de 800m tombant à pic dans le Pacifique. Photo obligatoire pour les touristes au sommet. Grosse frayeur en revanche pour les pilotes.

J comme Jetlag. Pas évident de changer d’heure d’un pays à un autre en plein rallye. En passant du Chili au Pérou, il fallait reculer sa montre de deux heures. Evidemment, certains n’ont rien compris ont replié leur tente avec deux heures d’avance, histoire de réveiller tout le bivouac.

K comme Kamaz. Pour une fois, les camions russes étaient complètement à la ramasse. Invaincus depuis 2002, ils laissent la victoire au Néerlandais De Rooy sur son camion Iveco vintage.

L comme Lima. L’arrivée du rallye est une telle réussite dans la capitale péruvienne que la course pourrait y prendre son départ l’année prochaine. De mémoire de Péruvien, on n’avait pas vu autant de monde dans les rues de la ville depuis la visite de Jean-Paul II, en 1985.

M comme Mini. Comme prévu, elles ont tout raflé cette année en l’absence de Volkswagen. Pour Robby Gordon, assez vexé de ne pas les avoir dans le rétro, elles restent des «bagnoles de gonzesses.»

N comme Neige. Jamais la caravane du Dakar n’était passée au sommet d’un col andin par -15 degrés. Pour la première fois depuis l’époque des grands départs de Paris, les poilotes ont donc sorti la polaire, les Moon boots et les moufles le temps d’une étape.

O comme Où? Le désert est parsemé de pièges, mais globalement, les pilotes n'ont plus trop tendance à s'y perdre. L'époque des concurrents perdus trois jours avant de retrouver leur route est définitivement révolue. Question de sécurité, en réalité.

P comme Péterhansel. La star du bivouac avec ses dix victoires sur le Dakar. Six en moto, quatre en auto et malgré cela, le pilote tout terrain reste un anonyme en France. Vous connaissez Péterhansel? Peter comment, excusez moi?

Q comme Quechua. Elles poussent comme des champignons sur les bivouacs. On en casse une ou deux pas an, mais au final, quel plaisir de jeter sa maison ambulante tous les soirs. Le confort étant rare sur le Dakar, privilégiez-la deux places, histoire de dormir à côté de votre sac.

R comme Raté. Non, le Qatar ne gagne pas partout en ce moment. Nasser Al-Attiyah n’est pas parvenu à conserver sa victoire chez les autos et s’est même bien fait avoir par Robby Gordon qui lui a mis entre les mains un Hummer pas très fiable. Heureusement qu’il lui reste l’épreuve de tir au pigeon des JO pour gagner quelque chose en 2012.

S comme Stop. Indispensable pour s’extirper du bivouac et découvrir quelques villes étapes. Dans le genre, les Argentins ne sont pas les plus sympas et vous laissent le pouce en l'air en plein cagnard. Ils terminent troisièmes de ce mini-classement derrière les Chiliens et les Péruviens.      

T comme Triche. Robby Gordon est un génie. Mais les génies n’ont pas leur place sur le Dakar quand ils s'accommodent des règlements. Son système de détournement d’air, depuis le système de gonflage des pneus au moteur, n’a pas plu aux commissaires. Bien essayé quand même.

U comme Un. Le nombre de mort cette année pendant la course. Jorge Boero avait 38 ans quand il est décédé sur une mauvaise chute, dès la première étape. Le Dakar avait connu meilleur départ.

V comme Vache. Une pensée pour la pauvre bête décédée lors de la deuxième étape après un choc frontale avec un motard. Elle n’a pas résisté à cet accident survenu dans une ligne droite à 170 km/h.

W comme Whiskey. Sur le Dakar, c’est le nom attribués au bus de l’organisation. Et sans eux, on aurait eu beaucoup de mal à rallier Lima.

X comme l’inconnue de la prochaine édition. Difficile de connaître le tracé de 2013, même si on sait déjà que l’arrivée aura lieu au Chili, près de Santiago. Le Pérou pourrait lancer la course, avant des passages par la Bolivie et l’Argentine.

Y comme "Yes we can". C’est ce que se sont dit David Bensadoun et Patrick Beaule, les deux premier Canadiens à passer la ligne d’arrivée en auto. L’un des coups de cœur de la course.

Z comme zapper. Il y a quand même des pilotes qui se prennent parfois pour des footeux et osent dire non à la presse. C’est pas très "Dakar" tout ça, n’est ce pas Monsieur Despres?

21/12/2011

Les handballeuses, pas assez VIP pour l'Elysée?

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Les athlètes français reçus en août 2010 après les championnats d'Europe de Barcelone

On imagine bien la scène au palais présidentiel. Entre deux rendez-vous, Nicolas Sarkozy reçoit ses conseillers, spécialistes du sport, pour un briefing concis sur la performance des handballeuses, récentes vice-championnes du monde au Brésil. A leur retour sur le sol français, se pose la question qui accompagne tout médaillé tricolore au niveau international. Faut-il leur organiser une réception à L’Elysée? A ce moment là, les arguments doivent fuser entre le Président et sa garde rapprochée.

« - Ne nous emballons pas Président, elles n’ont pas décroché l’or. Elles devront encore attendre.

- Oui, mais les rugbymen ont aussi perdu en finale et nous les avons reçus après la Coupe du monde.

- Je sais bien, mais vous savez, le hand féminin n’intéresse pas grand monde. Nos filles sont fortes, mais ce ne sont pas les «Expert» non plus.

- Bon, je passerais bien un petit coup de fil à David (Douillet) sur cette affaire.

- Je vous rappelle qu’on parle de sport féminin, Président…

- Oui… Mais en terme d’image, une photo avec des athlètes, ça ne fait jamais de mal à cinq mois de la présidentielle.

- Justement, on va encore vous reprocher d’être opportuniste.

- D’accord, on en reparlera l’été prochain si elles sont championnes olympiques.

- Euh… si vous êtes réélu.»

Résultat, les filles d’Oliver Krumbholz n’ont pas trimballé leur médaille d’argent dans les salons de l’Elysée. Au fond, elles ne s’en portent pas plus mal, la réception présidentielle n’ayant qu’une valeur symbolique. Pourtant, les handballeuses n’ont rien à envier aux derniers hôtes de Nicolas Sarkozy. Depuis deux ans, outre les médaillés olympiques, les rugbymen (vice-champions du monde), les athlètes (médaillés européens), les nageurs (médaillés européens), les judokas (médaillés mondiaux) et les cyclistes (vainqueurs d’étapes du Tour et maillot jaune) ont foulé les gravillons de la cour présidentielle.

Vu la liste des invités, les vice-championnes du monde de hand méritaient tout autant de serrer la pince du Président. D’autant qu’en sport collectif, la France n’a pas souvent l’occasion de fêter un podium. Le seul tort des Françaises est d’avoir disputé une compétition à 9.000 km de Paris, de n’avoir joué qu’une seule rencontre sur une chaîne en clair (la finale sur France 3) et de ne pas compter dans leurs rangs une joueuse assez emblématique pour emballer les foules. Une «Karabatic» au féminin dont Nicolas Sarkozy pourrait citer le nom. L'influence d'une équipe sur son époque passe aussi par un travail de lobbying appuyé de la part des fédérations, des médias et des sponsors. A côté des équipes de France de foot, de rugby, de natation ou d'athlé, les handballeuses tricolores sont (pour une une fois) très, très, loin du podium.

18/12/2011

Les révélations françaises de l'année 2011

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En une saison, une grande victoire ou un simple coup d'éclat, ils se sont fait un nom en 2011. Inconnus jusque là, voici une sélection non exhaustive de sportifs qui devraient faire gagner la France dans les années à venir. Si vous en avez repéré d'autres, livrez les nous. Les commentaires sont là pour ça...

Charlotte Bonnet: C’est la dernière pépite couvée par Fabrice Pellerin, l’éleveur de champions niçois. Après Agnel et Muffat, la nageuse de 16 ans ne devrait pas tarder à faire de grosses vagues dans les bassins mondiaux. Benjamine de l'équipe de France, Charlotte Bonnet s’est offert trois podiums aux championnats de France d’Angers. Du 50m nage libre au 200m quatre nages, l’élève de première S pourrait bien passer le premier grand examen de sa carrière lors des prochains Jeux.

Caroline Garcia: Jamais la petite française n’aurait dû secouer la tête et réaliser l’exploit qu’elle était en train de réaliser il y a six mois sur le central de Roland Garros. Alors qu’elle menait 6-3, 4-1 face à Maria Sharapova et qu’elle s’apprêtait à faire taire la diva, la jeune Lyonnaise a finalement ouvert les yeux. Deux jeux trop tôt. Battue en trois sets, Caroline Garcia a pourtant marqué tout les observateurs du tournoi, Andy Murray en tête qui y est allé de son petit tweet annonciateur: «Cette fille sera un jour numéro 1 mondiale.» Cela tombe bien, celle qui est à peine plus âgé qu’un ramasseur de balles ne vise pas moins.

Arnold Jeannesson: Il a peut-être l’allure et le visage d’un étudiant à peine entré en fac de science, le coureur de la Française des Jeux a les atouts pour devenir l’un des grands grimpeurs de demain. Révélé à l’école du cyclo cross, l’ancien de la Caisse d’Epargne s’est fait un nom dans les cols du Tour de France où il s’est même emparé une journée du maillot blanc. S’il pouvait y ajouter quelques pois rouges dans les années à venir, il n’y aurait rien d’étonnant.

Marvin Martin: Deux buts pour une première en sélection, cela marque forcément. Le Sochalien n’a pas manqué son coup, il y a quelques mois face à l‘Ukraine. Il en a gardé un surnom «MM» et une étiquette, un peu encombrante, de nouveau dépositaire du jeu des Bleus. Avant d’égaler «ZZ» ou d'offrir une autre Coupe du monde à la France, Martin incarne l’avenir d’un groupe en quête de pardon, chouchouté par Laurent Blanc. Un transfert l’été prochain et une grande performance à l’Euro 2012 devraient le faire changer de dimension.

Alexis Pinturault: Tremble Bode Miller. Voici la relève dans la catégorie très des skieurs «polyvalents». Passé par le foot, la boxe, le kite surf, il n’est pas étonnant que le Français de 20 ans soit un touche à tout sur les skis. Très à l’aise en Géant, discipline dans laquelle il a déjà claqué deux podiums, ce fils de mannequin norvégien compte aussi faire parler son explosivité en slalom en Super-G et en descente. Si tout se passe bien, son nom pourrait bien figurer très haut au classement général de la Coupe du monde.

Audrey Tcheuméo: Voici la «Mike Tyson» du sport français féminin. Grande admiratrice du cogneur américain, la judokate a déjà presque tout gagné à 21 ans. Championne de France et d’Europe, elle a raflé son premier titre mondial chez elle à Paris, au mois d’août. Une performance XXL pour une jeune fille qui n’a que sept ans de pratique dans le kimono. Passée par le tennis, le hand ou le foot, la grande copine de Teddy Riner est un phénomène de précocité dans un sport où la dimension technique est pourtant essentielle. On imagine à peine les ravages qu’elle fera quand elle aura un peu plus d’expérience.

 
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