Avertir le modérateur

19/09/2011

Il a toujours la clé, Deschamps

didier-deschamps-om.jpg

C’est toujours la même histoire avec l’OM. L’équipe gagne trois matchs, René Malleville danse à poil sur le Vieux Port. Elle en perd trois autres, il traite l’ensemble de l’équipe comme une vulgaire cagole. D’accord, Marseille est dernier après six journées. Cela fait bien tâche, surtout quand on vise le titre de champion. Mais de là à s’interroger sur l’avenir de Didier Deschamps, je trouve la réflexion disproportionnée. Voilà au moins quatre raisons de ne pas se séparer de lui. Ou de l’inciter à poursuivre un peu plus longtemps l’aventure, s’il n’en a plus l’envie.

Laisser sa chance au produit. Peut-on réellement condamner un coach après six matchs de championnat? Bien sûr que non, cela n’a pas de sens, surtout quand l’intéressé s’appelle Deschamps. Oui, «La Dèche», celui qui a réappris à l’OM à gagner en lui offrant cinq titres en deux ans. Effacer son bilan (60v, 26n, 21d soit plus de 50% de victoires en L1) pour une série malheureuse serait une aberration. Sus à l’obligation de résultats permanente. A l’intersaison, cette équipe a été remodelée. Elle a besoin d’une phase de rodage prolongée, d’un petit déclic, voire d’un peu plus de réussite pour décoller. Il serait totalement inapproprié de renouer avec la mauvaise habitude des «entraîneurs Kleenex», ces coachs dont la durée de vie n’excédait pas six mois sur le banc marseillais.

Pas d’erreur majeure. Excepté un bilan comptable assez maigrichon, Deschamps n’a pas grand-chose à se faire reprocher. En tout cas, pas de faute grave justifiant une remise en question de son travail. Pour l’instant, son groupe ne l’a pas lâché. Il n’a pas commis d’impair vis-à-vis des supporters et n’a pas perdu de rencontre à enjeu majeur. Bref, il n’y a que sur le plan du recrutement que les faits ne lui donnent pas raison (pour le moment). Alou Diarra, à côté de ses pompes depuis deux mois, ne justifie pas l’entêtement de Deschamps pour obtenir sa signature. On peut aussi lui reprocher la gestion du cas Lucho, à qui il a ouvert la porte, sans vraiment le laisser partir. Encore faut-il prouver que c’est la cause des errements actuels de l’OM.

Un départ trop onéreux. Economiquement, la question du licenciement de Deschamps est vite balayée. Et tant mieux. Virer DD, c’est lui rembourser trois années et demi de salaire, puisque le coach marseillais a prolongé de deux ans en fin de saison dernière. A 250.000 euros mensuels (chiffre dévoilé dans le JDD), la facture est beaucoup trop salée pour l’OM. Lâcher un peu plus de huit millions pour se séparer d’un salarié n’est pas dans les habitudes de la maison. En revanche, La Dèche peut très bien décider lui-même de s’en aller. Il l’a déjà prouvé à Monaco ou à la Juventus par le passé.

Il n’y a pas mieux que lui. C’est sympa de sceller le sort de Deschamps, mais pour le remplacer par qui, au juste? Mourinho, Guardiola, Ancelloti? Dommage, les Qataris ont choisi le PSG et les fantasmes des uns ne sont sûrement pas ceux des Marseillais. S’il s’en va, Marseille piochera au Pôle Emploi. Et sur le marché, il n’y a pas grand monde. Les serpents de mers habituels nous offrent Gerets, Halilhodzic, Lippi ou Baup. Est-ce réellement mieux que Deschamps? Pas du tout sûr.

01/09/2011

Pourquoi Gignac va s'imposer à l'OM

696817_olympique-marseille-s-gignac-celebrates-after-scoring-against-toulouse-during-his-french-ligue-1-soccer-match-at-the-velodrome-stadium-in-marseille.jpg

Dans les derniers instants du mercato, il aurait pu signer à Fulham. Mais faute de recrue en attaque, Marseille a finalement été contraint de le rapatrier. Un an après son arrivée à l’OM, Gignac n’a plus vraiment le choix. S’il est condamné à rester au club, autant s’y imposer. Et je crois que l’ancien Toulousain en a les moyens.

Parce qu’il a arrêté le saucisson. Un petit tour à Merano pour une cure d’une semaine et c’est un Gignac affuté qui a débarqué à la Commanderie, il y a deux semaines. Pas maigrelet non plus, mais délesté des kilos superflus qui l’empêchaient de ressembler à un footballeur de haut niveau. Les rondelles Cochonou à l’apéro, c’est oublié. APG a réappris à manger équilibré, ce qui prouve la motivation du garçon. En bonne condition, il reste un attaquant véloce et puissant (cf. la vignette Panini 2009-10 sous le maillot toulousain.) Il peut le redevenir très vite même si, ne rêvons pas, Dédé ne sera jamais l’Andy Schleck de la Ligue 1, rassasié après une assiette de carottes râpées. Après tout, peu importe. Ce ne sont pas ses poignées d’amour qui devraient définitivement le condamner.

Parce qu’il a le soutien du Vélodrome. Au fond, il y un petit côté «famille bidochon» qu’on aime bien chez lui. Gignac, c’est d'abord l’attaquant qui nous fait croire qu’on aurait tous pu jouer à l’OM un jour. A condition d'avoir la niaque. Il a la gueule du pizzaiolo du coin, la simplicité d’un bon copain avec qui on irait bien taper la balle le dimanche matin. En plus, il ne triche pas. Dès qu’il est sur un terrain, APG donne tout, ne lui enlevons pas ça. Voilà pourquoi, jusqu’à présent, le gamin de Martigues ne s'est jamais mis le public marseillais à dos. Lors de sa dernière entrée au Vélodrome, il a encore été ovationné. A Marseille, un buteur qui ne marque pas est pourtant vite pris en grippe. Pas Gignac. C’est un signe qui ne trompe pas.

Parce que Deschamps a tout intérêt à le relancer. Quitte à conserver un joueur grassement payé, autant le faire jouer. Avec la Ligue des champions, les Coupes et le championnat, il y aura forcément de la place. Pour l’instant, c’est Rémy qui squatte l’unique ticket réservé en attaque. Mais en titillant un peu son Gignac, Deschamps peut tirer le meilleur d’un attaquant revanchard, international A il y a encore treize mois. «Il reste et ce n'est pas du tout une déception, assure José Anigo. Il m'a dit qu'il allait marquer encore plus de buts que prévu.» Preuve que même amaigri, Dédé a encore de l’appétit.

En cadeau, les images de l'arrivée de Gignac à l'aéroport de Marignane filmées par Laprovence.fr.

 

07/08/2011

La prochaine recrue de l'OM s'appelle Lucho

football,lucho gonzalez,marseille,om,recrue,transfert,milieu,ligue 1,championnat,mercato,didier deschamps

Des passes d’orfèvre, une reprise de volée qui finit au fond des filets, un poteau... Face à Sochaux, Lucho Gonzalez a encore montré qu’il pouvait encore rendre quelques services à l’OM. Depuis qu’il est annoncé sur le départ, l’Argentin semble totalement libéré. Il y a deux hypothèses à ce sujet. Soit le milieu marseillais a la tête ailleurs et ne ressent plus aucune pression en enfilant le maillot du club (hideux en orange…) Soit le tatoué de Buenos-Aires fait preuve d’un professionnalisme exemplaire pour séduire un futur employeur. Au fond, peu importe. Tant qu’il est là, le jeu olympien est plus fluide. Sa qualité de passe a porté l’OM lors des matchs amicaux et le Trophée des champions. Elle pourrait être bien utile à l’équipe de Deschamps une saison de plus, si le club décide finalement de le conserver.

Deschamps n'en parlera plus

Pour DD, la situation est assez claire. Tant qu’il est là, Lucho joue. Pas question de se priver d’un joueur au profil unique dans son effectif. Le retirer de l’équipe obligerait Valbuena, Amalfitano ou A. Ayew à prendre la place dans l’axe, ce qui n’est pas dans l’ADN de ces joueurs de couloirs. Sinon, l’OM renouerait avec un système à deux relayeurs, devant Alou Diarra. Avant de chambouler son système, Deschamps n’entend plus évoquer l’avenir de son milieu de terrain. «Je savais ce qu'il était capable de faire, mais on ne va pas encore parler de ce cas-là. Je n'en parlerai plus sauf s'il y a quelque chose qui change.» Sous-entendu, l'officialisation d'un départ.

Mais il n’est plus question de date butoir pour son transfert. Marseille espérait récupérer treize millions d’euros en vendant le joueur le cher de l’histoire du club (acheté 22 millions à Porto). Pour Malaga ou l’AS Roma, c’est beaucoup trop. Un départ permettrait aussi au club d’alléger sa masse salariale pour dérouler le tapis rouge à un buteur. Soit, mais avec Rémy et les frères Ayew, Marseille est équipé. Et puis personne ne veut de Gignac. A un home-jacking près, Lucho n’a pas de raison urgente de quitter Marseille, qui a quand même été sacré en 2010 en profitant des quatre mois de plénitude de son meneur. Avec lui, l’OM conserverait un joueur de classe, habitué à marquer dans les matchs importants, à soulever des trophées partout où il passe, et considéré par Juan Roman Riquelme comme «le meilleur Argentin depuis cinq ans». Conserver ses meilleurs joueurs et les aider à se remotiver a toujours été la meilleure façon de recruter.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu