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17/09/2011

Olympico ou Olym...pipeau?

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Historiquement, Canal+ a beaucoup apporté à la L1. Mais la chaîne aurait pu se passer de l’invention du mot «olympico», un soir de 2010 me semble-t-il. Un an auparavant, l’OM et Lyon ont eu la mauvaise idée de faire péter tous les compteurs lors d’un 5-5 assez mémorable, il faut l’avouer. Dix buts en un match, cela fait tourner les têtes. Dans la foulée, ça brainstorme à Canal. Comment surfer sur cette orgie de buts dans les années à venir? Nommer l’événement pardi, comme la fête de la Sainte Barbe ou la Chandeleur, il y aura «l’Olympico», puisque c’est le néologisme grotesque qui a été retenu.

D’une manière générale, je suis pour l’invention de nouveaux concepts, les expressions revisitées ou les clichés détournés. Pourtant là, quelque chose me gêne. On sacralise un non événement, ce qui revient à prendre le téléspectateur pour ce qu’il n’est pas: un amateur de spectacle avant d'être un fan de sport. Que représente Lyon – Marseille? Un choc entre deux grosses équipes de L1 et rien d’autre. Parler d’«Olympico» est un abus de langage à plusieurs titres. D’abord, il n’y a qu’un seul Olympique (Oui, je suis Marseillais et de mauvaise fois…). Plus sérieusement, l’histoire de la L1 ne fait pas des Lyon – Marseille des rendez-vous incontournables. Leur passé commun au sommet du championnat est trop récent, trop lisse, pas assez piquant, pour faire de ce match un classique (le «Clasico» désignant uniquement Barça - Real).

Lyon – Marseille n’est pas non plus un derby puisque la rivalité géographique n’entrera jamais en compte entre deux villes qui se toisent à 300 bornes de distance. Inutile donc de donner une dimension imaginaire à ce match. Il ne le mérite pas. Dimanche, ce sera l’affiche de la 6e journée du championnat et c’est déjà pas mal. Reconnaître l’existence de «l’Olympico» made in Canal peut entraîner de graves dérives. A quand l'apparition du «Maroualico» entre Lille et Valenciennes ou «le Plagico» entre Nice et Bordeaux?

07/08/2011

La prochaine recrue de l'OM s'appelle Lucho

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Des passes d’orfèvre, une reprise de volée qui finit au fond des filets, un poteau... Face à Sochaux, Lucho Gonzalez a encore montré qu’il pouvait encore rendre quelques services à l’OM. Depuis qu’il est annoncé sur le départ, l’Argentin semble totalement libéré. Il y a deux hypothèses à ce sujet. Soit le milieu marseillais a la tête ailleurs et ne ressent plus aucune pression en enfilant le maillot du club (hideux en orange…) Soit le tatoué de Buenos-Aires fait preuve d’un professionnalisme exemplaire pour séduire un futur employeur. Au fond, peu importe. Tant qu’il est là, le jeu olympien est plus fluide. Sa qualité de passe a porté l’OM lors des matchs amicaux et le Trophée des champions. Elle pourrait être bien utile à l’équipe de Deschamps une saison de plus, si le club décide finalement de le conserver.

Deschamps n'en parlera plus

Pour DD, la situation est assez claire. Tant qu’il est là, Lucho joue. Pas question de se priver d’un joueur au profil unique dans son effectif. Le retirer de l’équipe obligerait Valbuena, Amalfitano ou A. Ayew à prendre la place dans l’axe, ce qui n’est pas dans l’ADN de ces joueurs de couloirs. Sinon, l’OM renouerait avec un système à deux relayeurs, devant Alou Diarra. Avant de chambouler son système, Deschamps n’entend plus évoquer l’avenir de son milieu de terrain. «Je savais ce qu'il était capable de faire, mais on ne va pas encore parler de ce cas-là. Je n'en parlerai plus sauf s'il y a quelque chose qui change.» Sous-entendu, l'officialisation d'un départ.

Mais il n’est plus question de date butoir pour son transfert. Marseille espérait récupérer treize millions d’euros en vendant le joueur le cher de l’histoire du club (acheté 22 millions à Porto). Pour Malaga ou l’AS Roma, c’est beaucoup trop. Un départ permettrait aussi au club d’alléger sa masse salariale pour dérouler le tapis rouge à un buteur. Soit, mais avec Rémy et les frères Ayew, Marseille est équipé. Et puis personne ne veut de Gignac. A un home-jacking près, Lucho n’a pas de raison urgente de quitter Marseille, qui a quand même été sacré en 2010 en profitant des quatre mois de plénitude de son meneur. Avec lui, l’OM conserverait un joueur de classe, habitué à marquer dans les matchs importants, à soulever des trophées partout où il passe, et considéré par Juan Roman Riquelme comme «le meilleur Argentin depuis cinq ans». Conserver ses meilleurs joueurs et les aider à se remotiver a toujours été la meilleure façon de recruter.

03/08/2011

Le PSG, cache-misère de la Ligue1

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Il y a le trou de la sécu, la dette américaine, l’allongement de l’âge de la retraite et… l’appauvrissement de la Ligue1. Des phénomènes inéluctables dont on déplore chaque année l’aggravation. Le championnat reprend samedi et comme chaque année, le constat est le même. L’agitation soudaine autour du PSG n’a rien changé à l’affaire. Au petit jeu du comparatif départs – arrivées, la France est toujours plus dépourvue. Ses meilleurs éléments y passent quelques saisons pour se faire un nom et filent voir ailleurs dès qu’ils en ont l’occasion. C’est le lot de tous les championnats de second rang, en marge du quatuor Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie. Mais aujourd’hui le Portugal parvient à conserver quelques unes de ses stars (Falcao, Hulk, Cardozo), ce qui lui permet de glaner une Coupe d’Europe de temps en temps (N'est ce pas la L1?).

Sans vouloir plomber vos espoirs de supporters assidus, cette saison ne sera pas plus relevée, plus riche en buts ou plus spectaculaire que la précédente. C’est écrit dans l’ADN des effectifs de la Ligue1. Alors, oui, Paris a fait fort en rapatriant quelques anciens joueurs locaux (Sissoko, Menez). Le PSG version qatarie a même fait de la L1 un championnat attractif pour une star en devenir (Pastore) et des internationaux convoités par d’autres clubs étrangers (Matuidi, Sirigu). Mais derrière, c’est le désert. Les clubs n’ont pas (encore?) les moyens de retenir leurs meilleurs joueurs. On fera donc sans les Lillois Cabaye, Gervinho ou Rami. Quant à Heinze, Taïwo, Jelen, Fernando, Toulalan, El Arabi, Spahic, Delgado, Ideye ou Marveaux (liste non exhaustive...), ils n’égayeront plus nos soirées sur Foot+. Leur présence avait pourtant du bon, quand au cœur de l’ennui, ils donnaient un intérêt à un banal Montpellier – Caen, ou un Auxerre – Sochaux.

Encore une fois, on attendra de voir si certains jeunes ont les épaules pour prendre leur place. Dans quelques mois, vous n’aurez peut-être plus besoin de googler les noms de Ghoulam, Mulumba, Niang, André, Pajot, Gueye pour leur associer un visage. Pour s’amuser un peu, on peut aussi miser sur quelques revenants, ou joueurs venus d'ailleurs qui ont tout d'une bonne pioche en puissance. Les attractions de cette L1 se nomment Pitroïpa, Ochoa, Govou, Bulut, Aliadière, Meïté, Zebina, Sinama-Pongolle ou Malbranque. Si la nouveauté est source de spectacle, c’est sur eux qu'il faut compter. Ou prendre un abonnement au Parc des Princes à l'année…

 
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