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07/11/2011

Bercy: Quatre raisons de préférer les courts annexes

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Jo-Wilfried Tsonga ou Gaël Monfils sont souvent là pour le dire. A Bercy, l’ambiance est unique. Les deux Frenchies font référence au show permanent du central où 15.000 personnes se pressent pour les applaudir. Ils oublient qu’à quelques pas de là, dans les tréfonds du POPB se cachent deux courts annexes. Beaucoup plus calmes, certes, mais très prisés d'un public de connaisseurs. Voici quatre raisons de passer sa semaine sur les courts 1 et 2 du tournoi parisien.

On y voit d’autres stars. Il n’y a pas que Roger Federer, Andy Murray ou Richard Gasquet dans la vie. Contrairement aux Grands Chelem, qui offrent souvent des premiers tours déséquilibrés, les Masters 1000 offrent une programmation bien plus homogène. Il suffit de voir les noms des joueurs sortant des qualifs pour se faire une idée du niveau. Soyons clair, passer sa journée sur les courts annexes ne vous permettra pas de photographier un cador, ni même un Français. Mais c’est l’occasion de voir en action certains joueurs moins cotés qui ont animé la saison. Gilles Muller, le Luxembourgeois au service herculéen, Thomaz Bellucci, le successeur annoncé de Kuerten, Florian Mayer, l’Allemand qui se prend pour Santoro, ou Nikolaï Davydenko, l’ex-numéro 3 mondial qui roule un peu sur la jante.

On voit les joueurs de près. Imaginez-vous à la place de Jean Gachassin, assis aux premières loges, dans la largeur du court. Voilà la place de rêve, accessible à Monsieur tout le monde sur les annexes du POPB. J’étais samedi derrière Arnaud Clément lors de sa victoire contre Lukas Rosol. Un régal. Dans le dos du juge de ligne, le spectateur est dans une position idéale. A cet endroit, les coups partent plus vite, les balles vous fusent dessus (surtout au service) et les déplacements sont plus impressionnants. Un spectacle unique impossible à apprécier sur le Central où la distance par rapport à la ligne de fond de court est bien plus importante.

On les entend parler. C’est un des petits plaisirs des annexes. Quand un joueur est à trois mètres de vous dans une salle qui sert d’ordinaire de patinoire, tout ce qu’il chuchote vous saute aux oreilles. Les petits murmures d’encouragement, d’agacement, les mots du coach, de l’arbitre, les discussions avec les ramasseurs de balles… Tout ce qui se passe entre deux points fait aussi partie du spectacle. De ce point de vue là, évitez les taiseux et choisissez les matchs des joueurs fantasques.

On nous épargne le show du Central. Il y a deux types de spectateurs à Bercy. Le technicien pur et dur qui ne se déplace que pour voir des pros taper la balle. Pour lui peu importe le nom et le classement du joueur. Puis il y a le supporter chauvin qui n’encourage que les Français ou les très grandes stars, qu’il n’a d'ailleurs pas vu depuis la fin de Roland-Garros. Celui-là est plus sensible au show permanent du Central, où les jeux de sons et lumières font partie intégrante du spectacle. Un poil bling-bling par moments, surtout quand on veut apprécier un match dans le calme.

30/10/2011

Safin, le champion multicarte

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Jouer, gagner, et s’en aller, était beaucoup trop simple pour lui. Marat Safin ne pouvait se contenter d’être un simple joueur de tennis. Retraité trop précoce, l’ex-numéro 1 mondial a prouvé qu’on pouvait gagner des grands Chelem tout en brisant des centaines de raquettes, en faisant hurler ses groupies et en profitant des soirées VIP. Il manquait juste un peu de temps au Russe pour mener en parallèle une carrière politique. Ça tombe bien, voilà la dernière lubie d’un ex-champion aux multiples visages.

Le caractériel. 1055 raquettes détruites en dix ans, cela classe un bonhomme. Ou plutôt un génie de la balle capable de péter les plombs à tout moment. Pour avoir fait turbiner à plein régime les usines Head, le grand Marat a été récemment récompensé par l’ATP. Sur le court, certains crient, s’agacent, pestent contre eux-mêmes. Lui, brisait son matériel comme s’il était la cause de ses malheurs. Pas très «tennis» comme attitude, mais tellement humain. Allez, qui n’a jamais rêvé de fracasser une raquette après une double faute ou un coup boisé? Safin l’a fait pour nous.

Le tennisman. Grand, puissant au service, capable de tenir l’échange et de volleyer, ne cherchez plus le prototype du joueur des années 2000. Voir jouer Safin, c’était l’assurance d’assister à un beau match de tennis. Sa volée de revers et son coup droit pouvaient terrasser n’importe qui. Même Roger Federer, quand ses genoux, son dos, ses épaules ou ses chevilles ne couinaient pas. Si seulement Marat avait eu un vrai physique…

Le fêtard. C’est un fait, Marat Safin n’était pas le dernier pour fêter chacun de ses titres. Le Russe adorait notamment Paris, les soirées en boîte de nuit. Mais il savait se tenir. En dix ans de carrière, pas un baiser volé à la cocaïne. Peter Lundgren, son ex-coach disait de son élève qu’il «savait choisir ses moments» et n’était pas seulement un joueur dilettante, se reposant sur son talent. Bref un Richard Gasquet avec quelque chose dans la caboche.

L’égérie masculine. Deux ans après sa retraite, les «Maraaaaaat» résonnent encore dans les couloirs de Bercy. Partout où il jouait, le Russe attirait les groupies. D’un côté, il y avait Kournikova. De l’autre, Safin. Pendant quatre ans, le beau gosse russe a même été élu joueur le plus sexy du circuit (de 2005 à 2008). Mais à l’inverse de la poupée russe, le beau Marat n’a pas fait carrière grâce à son physique.

Le politique. C’est la dernière casquette que devrait donc enfiler Marat. Le plus sérieusement du monde, l’ancien broyeur de raquettes a donc fait son coming-out politique cette semaine. Safin compte se faire une place à la Douma, après s’être fait enrôler par le parti de Vladimir Poutine. Au-delà du coup de pub, quel genre de député pourrait être celui qui porte le nom d’un ancien révolutionnaire? «Le plus beau de la Douma, mais c’est juste parce que les autres ont plus de 60 ans.» Et Marat restera toujours Safin

17:04 Publié dans Tennis | Lien permanent | Commentaires (0)

21/09/2011

Comment éviter la grève des joueurs de l'ATP

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C’est Andy Murray qui a lancé la menace dans une interview à la BBC. Tel un cégétiste échaudé, le Britannique a évoqué la possibilité d’une grève des joueurs si le calendrier «bordélique» de l’ATP n’était pas un peu mieux aménagé. Les joueurs ne supportent plus les cadences infernales imposées, l'obligation de participations aux tournois et la quête infernale de points ATP. Pas de panique Andy, voici la marche à suivre pour tout arranger.

Réduire le nombre de Masters 1000. Partant du principe qu’il est impossible de toucher aux Grands Chelem, il faut bien effectuer des coupes sur les tournois appartenant à la catégorie inférieure, les Masters 1000. Dans l’année, les joueurs n’ont besoin que de trois ou quatre semaines supplémentaires pour récupérer. Cela passe d’abord par la réduction du format de Miami et Indian Wells, ces sous Grands Chelems injustement dotés de 7 tours. Un allégement de la saison passe aussi par la réduction du nombre de Masters 1000 de 9 à 6, si possible. Pas question de supprimer les tournois en question, mais juste de les déclasser en «500», afin de soulager des joueurs obligés de disputer les Masters 1000 sous peine d’amende. Cela densifierait les grands rendez-vous de la saison et ne bouleverserait en rien la bataille du classement ATP.

Réformer la Coupe Davis. Les vols en jet privés depuis New-York pour disputer en catastrophe trois sets de Coupe Davis, ce n’est plus possible. Novak Djokovic a montré le week-end dernier que le corps ne peut pas suivre. L’idée proposée il y a un an par le comité des joueurs était pourtant emballante. Remplacer l’épreuve par une «Coupe du monde» regroupant 32 pays tous les deux ans. La compétition serait ramassée sur 10 jours et disputée sous un format bien plus dynamique que les cinq matchs en 5 sets actuels. Les rencontres seraient plus courtes (2 sets) et pourraient être animées par des remplacements obligatoires pendant les matchs. Quelque chose de nouveau, oui, mais qui pourrait relancer l’intérêt de cette compétition centenaire, boudée par plusieurs joueurs majeurs chaque année. On éviterait aussi ces situations ubuesques comme lorsqu’Andy Murray, grassement payé par sa fédération pour jouer de temps en temps pour son pays, se retrouve contraint d'atomiser un Luxembourgeois (6-0, 6-0, 6-0) en barrage.

Introduire le super tie-break. A un set partout, on départage les deux joueurs sur un tie-break en dix points. La mesure existe déjà dans les matchs de double. Pourquoi ne pourrait-elle pas être appliquée aux simples? Encore une fois, il n’est pas question de toucher aux Grands Chelems dont le format «exceptionnel», fait tout le sel. Mais sur la plupart des «500» et des «250», cela allègerait considérablement la charge de travail des joueurs. Le spectacle n’en serait pas dévalué et les chaînes de télévisions n'y perdront pas au change. Elles seront de fait moins dépendantes de la durée à rallonge des matchs actuels.

 
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