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03/09/2011

Vite, une défense centrale!

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Une attaque et un gardien qui assurent, des milieux qui se cherchent et une défense qui serre les fesses. Voilà le squelette de l’équipe de France aperçue à Tirana, vendredi soir. Pour gagner en Albanie, cela suffit. Pour obtenir son ticket pour l’Euro, cela risque d’être un peu juste. En l’absence de la paire Rami-Méxès derrière, les Bleus ne présentent pas beaucoup d’assurance. Le premier était suspendu et reviendra mardi face à la Roumanie. Le second soigne toujours son genou en lambeaux et ne sera pas sur pieds avant la fin du mois.

En attendant, le replâtrage de Laurent Blanc fait peur à voir. Abidal? Trop hésitant pour le poste. Kaboul? Aussi flippant que l’Afghanistan. Le but albanais de Bogdani illustre d’ailleurs les limites de cette association de remplaçants. Sur l’action, Kaboul lit mal l’appel en profondeur de l’attaquant. Son marquage est trop large. Sa course, aussi pantelante que celle du Samoan Tuvalu, la star du sprint aux Mondiaux de Daegu. Quant à Abidal, un simple coup d’épaule l’éjecte sur les panneaux publicitaires.

Des circonstances atténuantes

Trop mollassons dans leurs interventions, les deux garçons ont quand même quelques circonstances atténuantes. Kaboul ne disputait là que son troisième match en bleu. Et Abidal n’est pas un défenseur central de métier. Il n’empêche. Contre un adversaire un peu plus huppé, une entente aussi incertaine peut être synonyme de fessée. Un comble pour une équipe dirigée par l’ex-patron de la meilleure charnière au monde (avec le grand Marcel).

Au moment de coucher les noms de ses centraux, Laurent Blanc doit pourtant s’arracher les bouclettes. Sakho a sa place même s’il manque d’expérience. Mais derrière c’est le néant. Gallas est blacklisté, Squillaci perdu de vue, Koscielny à moitié blessé. Quant à Ciani et Planus, ses anciens protégés à Bordeaux, ils ont un niveau L2 depuis un an. Bref, l'avenir des Bleus passe bien par une paire Rami - Mexès au top. Si possible épargnée par les cartons et les blessures.

01/09/2011

Pourquoi Gignac va s'imposer à l'OM

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Dans les derniers instants du mercato, il aurait pu signer à Fulham. Mais faute de recrue en attaque, Marseille a finalement été contraint de le rapatrier. Un an après son arrivée à l’OM, Gignac n’a plus vraiment le choix. S’il est condamné à rester au club, autant s’y imposer. Et je crois que l’ancien Toulousain en a les moyens.

Parce qu’il a arrêté le saucisson. Un petit tour à Merano pour une cure d’une semaine et c’est un Gignac affuté qui a débarqué à la Commanderie, il y a deux semaines. Pas maigrelet non plus, mais délesté des kilos superflus qui l’empêchaient de ressembler à un footballeur de haut niveau. Les rondelles Cochonou à l’apéro, c’est oublié. APG a réappris à manger équilibré, ce qui prouve la motivation du garçon. En bonne condition, il reste un attaquant véloce et puissant (cf. la vignette Panini 2009-10 sous le maillot toulousain.) Il peut le redevenir très vite même si, ne rêvons pas, Dédé ne sera jamais l’Andy Schleck de la Ligue 1, rassasié après une assiette de carottes râpées. Après tout, peu importe. Ce ne sont pas ses poignées d’amour qui devraient définitivement le condamner.

Parce qu’il a le soutien du Vélodrome. Au fond, il y un petit côté «famille bidochon» qu’on aime bien chez lui. Gignac, c’est d'abord l’attaquant qui nous fait croire qu’on aurait tous pu jouer à l’OM un jour. A condition d'avoir la niaque. Il a la gueule du pizzaiolo du coin, la simplicité d’un bon copain avec qui on irait bien taper la balle le dimanche matin. En plus, il ne triche pas. Dès qu’il est sur un terrain, APG donne tout, ne lui enlevons pas ça. Voilà pourquoi, jusqu’à présent, le gamin de Martigues ne s'est jamais mis le public marseillais à dos. Lors de sa dernière entrée au Vélodrome, il a encore été ovationné. A Marseille, un buteur qui ne marque pas est pourtant vite pris en grippe. Pas Gignac. C’est un signe qui ne trompe pas.

Parce que Deschamps a tout intérêt à le relancer. Quitte à conserver un joueur grassement payé, autant le faire jouer. Avec la Ligue des champions, les Coupes et le championnat, il y aura forcément de la place. Pour l’instant, c’est Rémy qui squatte l’unique ticket réservé en attaque. Mais en titillant un peu son Gignac, Deschamps peut tirer le meilleur d’un attaquant revanchard, international A il y a encore treize mois. «Il reste et ce n'est pas du tout une déception, assure José Anigo. Il m'a dit qu'il allait marquer encore plus de buts que prévu.» Preuve que même amaigri, Dédé a encore de l’appétit.

En cadeau, les images de l'arrivée de Gignac à l'aéroport de Marignane filmées par Laprovence.fr.

 

30/08/2011

La Liga, le championnat le plus ennuyeux d'Europe?

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C’est sympa de regarder les clasicos tous les trois mois. On en prend plein les mirettes pendant une 90 minutes, on se régale devant la bande à Messi et on taille Mourinho quand il joue au méchant. En général, cela dure une bonne semaine. Trois jours avant le match. Trois jours après. Et puis plus rien. Sans les Barça – Real, il n’y a plus de Liga. Plus aucun intérêt de regarder un championnat écrasé par la domination des deux conglomérats. En fin de saison, l’un sera premier, l’autre deuxième et ils priveront même les autres de la Coupe du roi.

En termes de suspense, la Liga est de loin le championnat le moins passionnant d’Europe. A égalité avec la L1 écossaise. Pour les dix huit équipes restantes, prendre un point contre le Barça ou le Real relèvera du quasi miracle. Même les seconds couteaux auront beaucoup de mal. La preuve lundi soir avec Villarreal, quatrième du dernier championnat, balayé par un Barça pourtant privé de sa défense centrale… La veille, le Real paradait à Saragosse (6-0, deuxième set).

Bref, derrière les deux ténors, c’est le néant. D’ailleurs, Fernando Roig, président de Villarreal se fait beaucoup de souci pour ce championnat. «Dans trois ou quatre ans, si cela continue, le foot espagnol sera mort. S'ils veulent, ils peuvent jouer seulement deux matchs dans la saison, et puis voilà!» Vrai. A quoi se résumerait la Liga sans le Real et le Barça? A un championnat où les clubs cherchent des sponsors maillots (ils sont dix en ce début de saison), où les équipes ont du mal à remplir leur stade, et où les joueurs sont payés un mois sur trois.

Même les télés semblent dépassées. Par curiosité, j’ai jeté un œil au Grenade – Bétis Seville (véridique) proposé par Canal+ Sport le week-end dernier. Une rencontre indigente, qui m’a simplement permis de prendre des nouvelles de Yoann Mollo, recrue de Grenade. En cherchant bien, il existe bien quelques raisons de s’intéresser à la Liga. Voir si Toulalan n’est pas planqué dans une Caftéria de Malaga. Si Falcao (Atlético Madrid) peut être performant en dehors du Portugal. Vérifier si Adil Rami n’abuse pas des tapas et garder un œil sur le jeune Griezmann. Sinon, inutile de se passionner pour ce championnat fâché avec le suspense. De ce point de vue là, je me dis que la Ligue 1, ce n’est pas si mal.

 
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