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25/09/2011

Le top 10 des pires maillots de la saison

En un mois et demi, on a eu le temps de faire le tour des différents maillots de clubs en Europe. Voici mon top dix des mochetés de la saison. Si vous en avez d'autres, n'hésitez pas...

1. Evian Thonon Gaillard (third)

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On ne se lève pas pour le dernier maillot bi-goût citron - framboise d’ETG. Dans le mariage des couleurs improbables, même Sonia Rykiel n’est jamais allée jusque-là. Voilà ce qui arrive quand on fait bosser un designer sous acides.

2. Auxerre (third)

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Ne réglez pas votre écran d’ordinateur, il n’est pas passé en mode noir et blanc. Voici le maillot le plus moche de l’histoire de l’AJA, preuve que le recyclage de nappes de pique-nique fonctionne bien en Bourgogne.

3. Marseille (third)

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Cette année, Marseille a fait dans le «code barre». Faute de goût évidente, tout comme l’alliage criminel du orange, du bleu et du noir. Encore plus piquant que l’aïoli, aussi bordélique qu’une ratatouille.

4. Lecce (third)

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Il n’y a qu’en cyclisme qu’on accepte deux sponsors, un logo et le nom d’un équipementier sur le poitrail. Sinon, merci de rendre à Sylvain Augier sa «Rose des vents.»

5. Lorient (collector anniversaire)

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Pour fêter les 85 ans du club, Lorient a fait très fort en sortant un maillot réutilisable tous les ans à la même époque. Pour Halloween.

6. Montpellier (domicile)

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Le maillot «Téléthon». Manque juste le numéro d’appel et la tronche de Sophie Davant. Comme quoi un sponsor mal identifié, ça vous flingue tout un ensemble.

7. Bolton (domicile)

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Ce maillot, c’est Karl Lagerfeld qu’on assassine. Gros souci de coupe cette année chez les Trotters qui enfilent une tunique sans épaules et dont le verso dégueule sur le short. On passe sur ces motifs géométriques indéchiffrables, totalement old-fashion.

8. Juventus (Third)

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Voilà le résultat quand on demande à sa petite sœur de dessiner un maillot. Du rose bonbon et un pochoir étoilé impossible à porter sur un terrain. Sauf sur les épaules de «Barbie fait du football».

9. Catane (third)

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Depuis les années 90, les manches trois-quarts sont interdites. Le rouge vif pique les yeux jusque dans les tribunes et l’écharpe, façon Miss France, ne s’accommode pas avec le motif du col. Geneviève de Fontenay supportera quand même Catane cette année en Serie A.

10. Everton (extérieur)

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Trop de sobriété tue la sobriété. Un peu de couleur s’impose pour égayer cette tenue beaucoup trop terne pour jouer au foot. A la limite au golf, mais avec un col de polo aussi mal terminé, vous serez recalé sur n’importe quel green. Seul point positif: peut aisément être recyclé en pyjama.

19/09/2011

Il a toujours la clé, Deschamps

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C’est toujours la même histoire avec l’OM. L’équipe gagne trois matchs, René Malleville danse à poil sur le Vieux Port. Elle en perd trois autres, il traite l’ensemble de l’équipe comme une vulgaire cagole. D’accord, Marseille est dernier après six journées. Cela fait bien tâche, surtout quand on vise le titre de champion. Mais de là à s’interroger sur l’avenir de Didier Deschamps, je trouve la réflexion disproportionnée. Voilà au moins quatre raisons de ne pas se séparer de lui. Ou de l’inciter à poursuivre un peu plus longtemps l’aventure, s’il n’en a plus l’envie.

Laisser sa chance au produit. Peut-on réellement condamner un coach après six matchs de championnat? Bien sûr que non, cela n’a pas de sens, surtout quand l’intéressé s’appelle Deschamps. Oui, «La Dèche», celui qui a réappris à l’OM à gagner en lui offrant cinq titres en deux ans. Effacer son bilan (60v, 26n, 21d soit plus de 50% de victoires en L1) pour une série malheureuse serait une aberration. Sus à l’obligation de résultats permanente. A l’intersaison, cette équipe a été remodelée. Elle a besoin d’une phase de rodage prolongée, d’un petit déclic, voire d’un peu plus de réussite pour décoller. Il serait totalement inapproprié de renouer avec la mauvaise habitude des «entraîneurs Kleenex», ces coachs dont la durée de vie n’excédait pas six mois sur le banc marseillais.

Pas d’erreur majeure. Excepté un bilan comptable assez maigrichon, Deschamps n’a pas grand-chose à se faire reprocher. En tout cas, pas de faute grave justifiant une remise en question de son travail. Pour l’instant, son groupe ne l’a pas lâché. Il n’a pas commis d’impair vis-à-vis des supporters et n’a pas perdu de rencontre à enjeu majeur. Bref, il n’y a que sur le plan du recrutement que les faits ne lui donnent pas raison (pour le moment). Alou Diarra, à côté de ses pompes depuis deux mois, ne justifie pas l’entêtement de Deschamps pour obtenir sa signature. On peut aussi lui reprocher la gestion du cas Lucho, à qui il a ouvert la porte, sans vraiment le laisser partir. Encore faut-il prouver que c’est la cause des errements actuels de l’OM.

Un départ trop onéreux. Economiquement, la question du licenciement de Deschamps est vite balayée. Et tant mieux. Virer DD, c’est lui rembourser trois années et demi de salaire, puisque le coach marseillais a prolongé de deux ans en fin de saison dernière. A 250.000 euros mensuels (chiffre dévoilé dans le JDD), la facture est beaucoup trop salée pour l’OM. Lâcher un peu plus de huit millions pour se séparer d’un salarié n’est pas dans les habitudes de la maison. En revanche, La Dèche peut très bien décider lui-même de s’en aller. Il l’a déjà prouvé à Monaco ou à la Juventus par le passé.

Il n’y a pas mieux que lui. C’est sympa de sceller le sort de Deschamps, mais pour le remplacer par qui, au juste? Mourinho, Guardiola, Ancelloti? Dommage, les Qataris ont choisi le PSG et les fantasmes des uns ne sont sûrement pas ceux des Marseillais. S’il s’en va, Marseille piochera au Pôle Emploi. Et sur le marché, il n’y a pas grand monde. Les serpents de mers habituels nous offrent Gerets, Halilhodzic, Lippi ou Baup. Est-ce réellement mieux que Deschamps? Pas du tout sûr.

17/09/2011

Olympico ou Olym...pipeau?

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Historiquement, Canal+ a beaucoup apporté à la L1. Mais la chaîne aurait pu se passer de l’invention du mot «olympico», un soir de 2010 me semble-t-il. Un an auparavant, l’OM et Lyon ont eu la mauvaise idée de faire péter tous les compteurs lors d’un 5-5 assez mémorable, il faut l’avouer. Dix buts en un match, cela fait tourner les têtes. Dans la foulée, ça brainstorme à Canal. Comment surfer sur cette orgie de buts dans les années à venir? Nommer l’événement pardi, comme la fête de la Sainte Barbe ou la Chandeleur, il y aura «l’Olympico», puisque c’est le néologisme grotesque qui a été retenu.

D’une manière générale, je suis pour l’invention de nouveaux concepts, les expressions revisitées ou les clichés détournés. Pourtant là, quelque chose me gêne. On sacralise un non événement, ce qui revient à prendre le téléspectateur pour ce qu’il n’est pas: un amateur de spectacle avant d'être un fan de sport. Que représente Lyon – Marseille? Un choc entre deux grosses équipes de L1 et rien d’autre. Parler d’«Olympico» est un abus de langage à plusieurs titres. D’abord, il n’y a qu’un seul Olympique (Oui, je suis Marseillais et de mauvaise fois…). Plus sérieusement, l’histoire de la L1 ne fait pas des Lyon – Marseille des rendez-vous incontournables. Leur passé commun au sommet du championnat est trop récent, trop lisse, pas assez piquant, pour faire de ce match un classique (le «Clasico» désignant uniquement Barça - Real).

Lyon – Marseille n’est pas non plus un derby puisque la rivalité géographique n’entrera jamais en compte entre deux villes qui se toisent à 300 bornes de distance. Inutile donc de donner une dimension imaginaire à ce match. Il ne le mérite pas. Dimanche, ce sera l’affiche de la 6e journée du championnat et c’est déjà pas mal. Reconnaître l’existence de «l’Olympico» made in Canal peut entraîner de graves dérives. A quand l'apparition du «Maroualico» entre Lille et Valenciennes ou «le Plagico» entre Nice et Bordeaux?

 
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