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03/08/2011

Le PSG, cache-misère de la Ligue1

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Il y a le trou de la sécu, la dette américaine, l’allongement de l’âge de la retraite et… l’appauvrissement de la Ligue1. Des phénomènes inéluctables dont on déplore chaque année l’aggravation. Le championnat reprend samedi et comme chaque année, le constat est le même. L’agitation soudaine autour du PSG n’a rien changé à l’affaire. Au petit jeu du comparatif départs – arrivées, la France est toujours plus dépourvue. Ses meilleurs éléments y passent quelques saisons pour se faire un nom et filent voir ailleurs dès qu’ils en ont l’occasion. C’est le lot de tous les championnats de second rang, en marge du quatuor Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie. Mais aujourd’hui le Portugal parvient à conserver quelques unes de ses stars (Falcao, Hulk, Cardozo), ce qui lui permet de glaner une Coupe d’Europe de temps en temps (N'est ce pas la L1?).

Sans vouloir plomber vos espoirs de supporters assidus, cette saison ne sera pas plus relevée, plus riche en buts ou plus spectaculaire que la précédente. C’est écrit dans l’ADN des effectifs de la Ligue1. Alors, oui, Paris a fait fort en rapatriant quelques anciens joueurs locaux (Sissoko, Menez). Le PSG version qatarie a même fait de la L1 un championnat attractif pour une star en devenir (Pastore) et des internationaux convoités par d’autres clubs étrangers (Matuidi, Sirigu). Mais derrière, c’est le désert. Les clubs n’ont pas (encore?) les moyens de retenir leurs meilleurs joueurs. On fera donc sans les Lillois Cabaye, Gervinho ou Rami. Quant à Heinze, Taïwo, Jelen, Fernando, Toulalan, El Arabi, Spahic, Delgado, Ideye ou Marveaux (liste non exhaustive...), ils n’égayeront plus nos soirées sur Foot+. Leur présence avait pourtant du bon, quand au cœur de l’ennui, ils donnaient un intérêt à un banal Montpellier – Caen, ou un Auxerre – Sochaux.

Encore une fois, on attendra de voir si certains jeunes ont les épaules pour prendre leur place. Dans quelques mois, vous n’aurez peut-être plus besoin de googler les noms de Ghoulam, Mulumba, Niang, André, Pajot, Gueye pour leur associer un visage. Pour s’amuser un peu, on peut aussi miser sur quelques revenants, ou joueurs venus d'ailleurs qui ont tout d'une bonne pioche en puissance. Les attractions de cette L1 se nomment Pitroïpa, Ochoa, Govou, Bulut, Aliadière, Meïté, Zebina, Sinama-Pongolle ou Malbranque. Si la nouveauté est source de spectacle, c’est sur eux qu'il faut compter. Ou prendre un abonnement au Parc des Princes à l'année…

01/08/2011

David Trezeguet en L1? Faut pas rêver

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Comme le thon rouge en Méditerranée, le champion du monde 98 est une espèce menacée. Avec Pirès et Henry, David Trezeguet est le dernier représentant de cette caste dorée. A bientôt 34 ans, le buteur à barbichette ne cracherait pas sur un dernier contrat en Ligue 1. L’ancien de la Juve et d’Hercules Alicante est libre et tient toujours la forme. Depuis la reprise, il se prépare avec l’AS Monaco où il ne refuse jamais une interview titrée «Je ne suis pas fini» ou «Je peux encore aider un grand club français». La réalité du marché des transferts est un peux plus compliquée. En L1, les clubs capables d’attirer Trezegoal ne sont finalement pas si nombreux.

Un club à la recherche d’un buteur. Mis à part le PSG, il n’existe pas en France de club capable de dépenser sans compter. Tout investissement est réfléchi, surtout s’il concerne un joueur du secteur offensif où les erreurs de castings sont souvent mal digérées. Avec Hoarau, le PSG a déjà le clône de Trezeguet, la jeunesse et les jambes en plus. Idem pour Lille qui s’en tire plutôt bien avec Sow et De Melo. Lyon aurait pu renforcer son arsenal. Mais Bernard Lacombe a poliment refusé. Avec Lisandro, Gomis et Briand, il compte déjà trois attaquants majeurs. Derrière, Belfodil et Lacazette se tiennent prêt. Pas la peine non plus de toquer aux portes de Toulouse et Montpellier. Le TFC a déjà mis la main au porte-monnaie (Rivière) et les Héraultais possèdent de quoi continuer à vivoter (Giroud, Utaka). Officiellement, seul l'OM attend encore un buteur et celui-ci devrait débarquer sous forme de prêt (économies obligent). Bordeaux pourrait aussi se renforcer, tout comme Brest en cas de départ de Roux. Sur le papier, Auxerre, Lorient, Rennes et Saint-Etienne auraient aussi besoin d’une recrue capable de marquer.

Principaux clubs éliminés: Lyon, Montpellier, Paris, Toulouse.  

Un club qui a les moyens. L’an dernier, l’ancien Bleu touchait encore 2,5 millions d’euros par an et même s’il consent un gros effort financier, son salaire reste prohibitif pour la majorité des clubs français. Nice aurait bien fait de lui sa star cette saison. Mais vu les prétentions du bonhomme, le club s’est vite ravisé. «Le minimum salarial d'un joueur excède parfois le maximum possible d'un club», regrette Eric Roy. Dans des clubs comme Auxerre ou Sochaux, qui pratiquent une sorte de «salary cap» local, la réflexion est à peu près identique. Même s’ils cassaient leur tirelire et faisaient de l’ancien champion du monde un cas particulier, ils s’exposeraient à un risque: susciter les jalousies dans un vestiaire peu habitué aux passe-droits et avantages particuliers. Supporters d'Ajaccio ou Sochaux, vous pouvez aussi arrêtez de rêver.

Principaux clubs éliminés: Ajaccio, Auxerre, Nice, Saint-Etienne, Sochaux.  

Un club d’un certain standing. Où Trezeguet passe-t-il ses vacances actives? A Monaco, son club formateur, mais aussi la ville des footeux bling-bling. C’est un détail, mais le CV du joueur a presque l’allure d’un guide touristique. Trezeguet a toujours joué au soleil, dans régions où il fait bon vivre (Côte d’Azur, Piémont, Costa Blanca…) Je l’imagine mal franchir la Loire pour la première fois de sa vie. Et puis Monsieur est exigeant. Il pourrait effectuer son come-back à l’ASM comme devrait le faire Giuly? Pas question. A 33 ans, il assure avoir quelques années devant lui et s’imagine encore planter quelques buts en Coupe d’Europe. Cela limite de fait la palette des points de chute. Même si certains ont vu Bernard Diomède s’éteindre en catimini à Clermont, un champion du monde exige toujours un certain standing.

Principaux clubs éliminés: Brest, Caen, Dijon, Evian, Lorient, Valenciennes.

On l'a compris, le retour de Trezeguet en L1 est peu probable. Bordeaux, Marseille ou Rennes seraient les mieux placés pour l'accueillir, mais ne devraient pas donner suite. Pour le moment, les appels du pied du joueur lui offrent une belle visibilité auprès des dirigeants et agents aux aguets. Cela l’aidera peut-être à signer un nouveau contrat... à l’étranger.

28/07/2011

Ce qu'il manque au PSG pour gagner

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Heureusement qu’il y a le PSG pour s’amuser un peu cet été. Gameiro, Douchez, Menez, Matuidi , Bisevac, Sirigu et Sissoko ont posé leurs valises à Paris et Leonardo n’a pas fini son marché. Ganso, Taarabt, Pastore pourraient être les prochains à déménager. Que des grands noms, achetés sans même se soucier de l’état du porte-monnaie. Le PSG est entré dans une ère où il peut se permettre de dépenser sans compter. Autant de paillettes d’un coup, cela fait fantasmer. Cette équipe serait déjà armée pour tout rafler, poser sa patte sur le foot français.

Et pourtant. On ne rêve pas d'un parcours royal en championnat, puis en Ligue des champions, en empilant les grands noms sur un terrain, surtout lorsqu’ils sont jeunes et découvrent les joies de la capitale. Sur le plan technique, tous les départs ont été palliés, pas de souci là-dessus. En revanche, dans le vestiaire, Coupet, Makelele et Giuly (36 ans de moyenne d’âge et 122 sélections à eux trois) n’ont pas été remplacés. La recrue qui manque encore à cette équipe n’est pas un Ballon d’or en puissance. Mais bien est un joueur qui en impose, par sa prestance et son expérience du très haut niveau.

Un costume trop large pour Armand

Dans un groupe où se côtoient de jeunes millionnaires, présentés comme les ambassadeurs du nouveau PSG, les égos pourraient vite froissés. Il n’est pas dit que les nouveaux – au passage beaucoup mieux payés – soient vite intégrés. Paris, c’est une autre pression, d’autres tentations, et parfois une autre langue. Le rôle de ceux qui fédèrent un vestiaire appartient aux anciens. Il y a bien Sylvain Armand et ses sept années de maison. Seulement Kombouaré le considère comme un titulaire à mi-temps et préfère confier le brassard à un jeunot, Sakho. Quant à Camara ou Ceara, ils font déjà partie du loft.

Avant d’évoquer les ambitions de son club et de rêver de Ligue des champions, Leonardo doit donc structurer son PSG. Penser à son équilibre et à la cohérence de son effectif. Quelle équipe a réussi en C1 sans cadre ayant la culture du club et un statut d'icône aux yeux des supporters? Aucun. Le Barça a Puyol. Manchester, Giggs. Le Real, Casillas. Chelsea, Lampard. L’Inter, Zanetti. Et pour ce genre de joueurs indispensables, même les pétrodollars du Qatar ne suffisent pas.

 
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