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11/08/2011

Pourquoi Samuel Eto'o a l'envie d'avoir Anzhi

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Amis du football fâchés avec le Scrabble, il serait temps de prononcer correctement «Anzhi Makhachkala». Le club du Daguestan est en train de se faire un petit nom puisqu’il devrait accueillir Samuel Eto’o dans les prochaines heures. Son président Suleiman Kerimov n’est pas l’une des plus grosses fortunes mondiale pour rien. L’oligarque est prêt à offrir 20 millions d’euros par an pendant trois ans à sa starlette pour qu'elle se dandine sur les bords de la Caspienne. Il n’est pas question de juger la moralité de l’affaire, le football étant fâché depuis longtemps avec la morale. Mais juste de comprendre pourquoi l’un des meilleurs joueurs au monde est prêt à quitter l’Inter Milan pour un coin paumé du Caucase. Car il y a des raisons qui justifient ce transfert à cinq chiffres. En voilà au moins trois.

Assurer ses vieux jours. Il faut entrer dans les ordres ou avoir perdu la tête pour refuser un ticket gagnant à l’Euromillions. 20 millions d’euros par an, cela fait forcément tourner les têtes. Même celle d’un joueur à l’abri du besoin. En football aussi, il y a des offres qui ne se refusent pas. Les victoires, les trophées, les beaux stades et les grandes équipes, Eto'o connaît. A 31 ans, il a l’occasion de se mettre à l’abri pour le restant de ses jours. Assurant aussi l’avenir de plusieurs générations dans la famille. Gagner un titre de plus ou changer le cours de sa vie n’est plus vraiment une question pour l’attaquant de l’Inter qui se serait peut-être interrogé plus longueùment s’il pouvait mettre une victoire en Coupe du monde dans la balance. Le problème d’Eto’o est qu’il est Camerounais. Alors autant arrêter de rêver et assumer sa cupidité. Après tout, Jean-Pierre Coffe fait bien de la pub pour les plats cuisinés de Leader Price.

Flatter son égo. Quand on parle de soi à la troisième personne et qu’on se prend pour l’homme le plus puissant d’Afrique de l’ouest, il n’est pas inutile de soigner un peu son égo. Samuel Eto’o aime avoir sa cour. Ce sera le cas au Daguestan où tout le monde devrait se plier à ses quatre volontés. D’abord Eto’o y débarquera avec l’étiquette de joueur le mieux payé au monde. Cela ne vaut pas un Ballon d’or, mais ça classe un bonhomme. Il a aussi l’assurance d’être choyé par son président qui a mis à sa disposition un jet privé, prêt à décoller quand bon lui semble. Au moindre coup de blues, un week-end en Europe ou en Afrique est vite organisé. En négociant bien, il pourrait même obtenir certaines faveurs supplémentaires: ne jouer que les rencontres à domicile, sauter quelques entraînements ou récupérer une jolie montre à chaque but marqué.

Découvrir un championnat émergeant. Mine de rien, on ne parle pas d’une obscure équipe sortie de nulle part. L’Anzhi Makhachkala a déjà atteint la finale de la Coupe de Russie, terminé 4e du championnat et disputé la Coupe UEFA il y a dix ans. Eto’o, qui a déjà joué en Espagne et en Italie découvrira un championnat moins coté, mais dont le niveau n’est pas si éloigné de celui de la L1. le grand Samuel préfère peut-être l’argent au football, mais il en pince encore pour le ballon. Le Camerounais n’a pas signé au Qatar ou en Chine. Mais bien dans un championnat qui a raflé deux des dernières C3. En arrosant toute l’Europe de ses millions, l’Anzhi est même en train de se bâtir une équipe qui tient la route. Eto’o rejoindra un groupe où figurent l’ex-boucher lillois Angbwa, le Hongrois à frappe de mule Dzsudzsak, le latéral russe Zhirkov, mais aussi Boussoufa, Tardelli, et Roberto Carlos. Côté office du tourisme, le Daguestan tente d’effacer les bombes en vendant les cinq stations de ski qui devraient sortir de terre d’ici peu. Le littoral de la Caspienne, encore vierge, devrait aussi accueillir quelques stations balnéaires. En fait, le Daguestan, c’est peut-être la Corse il y a cinquante ans.

09/08/2011

Recrue au berceau, flop au mercato

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Attention, le Real Madrid prépare la Ligue des champions 2025. Le club espagnol est déjà en train de bâtir l’équipe qui jouera dans une quinzaine d’années puisqu’il vient de recruter un gamin de sept ans. Oui, Leonel Angel Coira n’était pas né quand le club gagnait sa dernière C1 en 2002. Evidemment, le gosse attendra quelques années avant de se frotter à Ronaldo, Ozil et Ramos à l’entraînement. A son âge, il se contente d’enchaîner neuf ou dix jongles et de toute façon, aucun joueur de moins de seize ans ne peut intégrer l’équipe première de la Maison Blanche.

Pourtant, cet argentin d’1,50m les bras levés a déjà signé son premier contrat (d’un an), répondu à plusieurs interviews et vécu une présentation officielle en levant les pouces avec son nouveau maillot. Pour info, il ne percevra pas de salaire et n’a pas été déraciné puisqu’il vit depuis trois ans en Espagne. Un moindre mal quand pour ce gamin sensé entrer en CE1 à la rentrée. Toute cette mise en scène autour du jeune Leo prête à sourire. Elle rappelle le spectacle de foire organisé autour du jeune tennisman américain Jan Kristian Silva. A l’âge de 5 ans, on le voyait taper la baballe à l’académie Mouratoglou. Aujourd’hui il vit aux Etats-Unis, chamboulé par le divorce de ses parents. Je passe sur le contrat de dix ans signé par Dylan, un an et demi, à VVV Venlo, aux Pays-Bas...

Quelle place pour le long terme?

L’exposition de gamins précoces n’a pas vraiment de sens. Il est normal que les clubs misent sur de jeunes talents. Mais quand un gosse n’a pas fêté ses dix ans, il faut vraiment avoir le nez creux pour déceler le potentiel d’un futur grand. Officiellement, le Real n’a pas déboursé un euro pour appâter les parents du futur Messi, ce qui n’est pas le cas d’Arsenal, qui a signé un chèque de 17 millions cette semaine pour un gamin de 17 ans. Sur le papier, Alex Oxlade-Chamberlain doit tout casser dans les années à venir. Et il vaut mieux. Le transfert de l’espoir anglais pèse déjà plus que ceux d’Arshavine et Chamakh.

Pas vacciné par le cas Aliadière, Arsène Wenger promet un avenir doré à celui qui compte une quarantaine de matchs de L2 anglaise. Le pari des Gunners est pourtant risqué. Aujourd’hui, il n’y a plus la place pour une stratégie de long terme. Les résultats sont attendus tout de suite, surtout dans un club qui n’a rien remporté depuis six ans. Autrement dit, il est plus sûr de miser sur un trentenaire qui ne coûte pas un rond, qu’un Ballon d’or en puissance dont on n’a encore rien vu et plombe vos finances. Tiens, pour la route, voici des nouvelles de Freddy Adu, biberonné sur Youtube depuis qu’il est en âge de taper dans un ballon. Il joue aujourd’hui à Rizespor, en Turquie après des passages à l’Aris Salonique et Belenenses. Il est beau l’ex-futur Pelé…

12:25 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (1)

07/08/2011

La prochaine recrue de l'OM s'appelle Lucho

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Des passes d’orfèvre, une reprise de volée qui finit au fond des filets, un poteau... Face à Sochaux, Lucho Gonzalez a encore montré qu’il pouvait encore rendre quelques services à l’OM. Depuis qu’il est annoncé sur le départ, l’Argentin semble totalement libéré. Il y a deux hypothèses à ce sujet. Soit le milieu marseillais a la tête ailleurs et ne ressent plus aucune pression en enfilant le maillot du club (hideux en orange…) Soit le tatoué de Buenos-Aires fait preuve d’un professionnalisme exemplaire pour séduire un futur employeur. Au fond, peu importe. Tant qu’il est là, le jeu olympien est plus fluide. Sa qualité de passe a porté l’OM lors des matchs amicaux et le Trophée des champions. Elle pourrait être bien utile à l’équipe de Deschamps une saison de plus, si le club décide finalement de le conserver.

Deschamps n'en parlera plus

Pour DD, la situation est assez claire. Tant qu’il est là, Lucho joue. Pas question de se priver d’un joueur au profil unique dans son effectif. Le retirer de l’équipe obligerait Valbuena, Amalfitano ou A. Ayew à prendre la place dans l’axe, ce qui n’est pas dans l’ADN de ces joueurs de couloirs. Sinon, l’OM renouerait avec un système à deux relayeurs, devant Alou Diarra. Avant de chambouler son système, Deschamps n’entend plus évoquer l’avenir de son milieu de terrain. «Je savais ce qu'il était capable de faire, mais on ne va pas encore parler de ce cas-là. Je n'en parlerai plus sauf s'il y a quelque chose qui change.» Sous-entendu, l'officialisation d'un départ.

Mais il n’est plus question de date butoir pour son transfert. Marseille espérait récupérer treize millions d’euros en vendant le joueur le cher de l’histoire du club (acheté 22 millions à Porto). Pour Malaga ou l’AS Roma, c’est beaucoup trop. Un départ permettrait aussi au club d’alléger sa masse salariale pour dérouler le tapis rouge à un buteur. Soit, mais avec Rémy et les frères Ayew, Marseille est équipé. Et puis personne ne veut de Gignac. A un home-jacking près, Lucho n’a pas de raison urgente de quitter Marseille, qui a quand même été sacré en 2010 en profitant des quatre mois de plénitude de son meneur. Avec lui, l’OM conserverait un joueur de classe, habitué à marquer dans les matchs importants, à soulever des trophées partout où il passe, et considéré par Juan Roman Riquelme comme «le meilleur Argentin depuis cinq ans». Conserver ses meilleurs joueurs et les aider à se remotiver a toujours été la meilleure façon de recruter.

 
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