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30/10/2011

Safin, le champion multicarte

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Jouer, gagner, et s’en aller, était beaucoup trop simple pour lui. Marat Safin ne pouvait se contenter d’être un simple joueur de tennis. Retraité trop précoce, l’ex-numéro 1 mondial a prouvé qu’on pouvait gagner des grands Chelem tout en brisant des centaines de raquettes, en faisant hurler ses groupies et en profitant des soirées VIP. Il manquait juste un peu de temps au Russe pour mener en parallèle une carrière politique. Ça tombe bien, voilà la dernière lubie d’un ex-champion aux multiples visages.

Le caractériel. 1055 raquettes détruites en dix ans, cela classe un bonhomme. Ou plutôt un génie de la balle capable de péter les plombs à tout moment. Pour avoir fait turbiner à plein régime les usines Head, le grand Marat a été récemment récompensé par l’ATP. Sur le court, certains crient, s’agacent, pestent contre eux-mêmes. Lui, brisait son matériel comme s’il était la cause de ses malheurs. Pas très «tennis» comme attitude, mais tellement humain. Allez, qui n’a jamais rêvé de fracasser une raquette après une double faute ou un coup boisé? Safin l’a fait pour nous.

Le tennisman. Grand, puissant au service, capable de tenir l’échange et de volleyer, ne cherchez plus le prototype du joueur des années 2000. Voir jouer Safin, c’était l’assurance d’assister à un beau match de tennis. Sa volée de revers et son coup droit pouvaient terrasser n’importe qui. Même Roger Federer, quand ses genoux, son dos, ses épaules ou ses chevilles ne couinaient pas. Si seulement Marat avait eu un vrai physique…

Le fêtard. C’est un fait, Marat Safin n’était pas le dernier pour fêter chacun de ses titres. Le Russe adorait notamment Paris, les soirées en boîte de nuit. Mais il savait se tenir. En dix ans de carrière, pas un baiser volé à la cocaïne. Peter Lundgren, son ex-coach disait de son élève qu’il «savait choisir ses moments» et n’était pas seulement un joueur dilettante, se reposant sur son talent. Bref un Richard Gasquet avec quelque chose dans la caboche.

L’égérie masculine. Deux ans après sa retraite, les «Maraaaaaat» résonnent encore dans les couloirs de Bercy. Partout où il jouait, le Russe attirait les groupies. D’un côté, il y avait Kournikova. De l’autre, Safin. Pendant quatre ans, le beau gosse russe a même été élu joueur le plus sexy du circuit (de 2005 à 2008). Mais à l’inverse de la poupée russe, le beau Marat n’a pas fait carrière grâce à son physique.

Le politique. C’est la dernière casquette que devrait donc enfiler Marat. Le plus sérieusement du monde, l’ancien broyeur de raquettes a donc fait son coming-out politique cette semaine. Safin compte se faire une place à la Douma, après s’être fait enrôler par le parti de Vladimir Poutine. Au-delà du coup de pub, quel genre de député pourrait être celui qui porte le nom d’un ancien révolutionnaire? «Le plus beau de la Douma, mais c’est juste parce que les autres ont plus de 60 ans.» Et Marat restera toujours Safin

17:04 Publié dans Tennis | Lien permanent | Commentaires (0)

27/10/2011

L'équipe type des révélations de la Ligue1

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Onze journées de championnat, c’est trop peu pour ériger un joueur en star incontournable de la Ligue1. Mais c’est assez pour relever la bonne forme de certains. Voici donc une première mouture de l’équipe type des «révélations» de ce début de championnat. Les critères de sélection sont simples. Cette équipe n'est composée que de joueurs dont le nom ne nous disait pas forcément grand-chose avant l’été dernier et qu’on est aujourd’hui capable d’écrire sans faute d’orthographe. Il faut aussi posséder un certain poids dans son équipe, si possible être titulaire, et avoir profité de ces onze premier matchs pour franchir un cap. Evidemment, ces choix sont totalement subjectifs. N'hésitez pas à les contester. Les commentaires sont là pour ça.

Dans le but, je choisis donc le gardien rennais, Benoît Costil qui a prouvé en onze matchs qu'il était bien plus que l'ex-petit ami de miss France. L'ancien sedanais dirige une charnière composée des deux Espoirs, Mathieu Peybernes et Bakary Koné. Le premier a chassé les anciens du FC Sochaux dans l’axe et le second maîtrise plutôt bien le grand écart National – Ligue des champions réalisé en quatre mois. Sur les côtés, impossible de sortir un latéral droit. Exceptionnellement, je décale l’axial d’Evian, Angoula, redoutable dans les duels et capable d’apporter le surnombre sur les coups de pieds arrêtés offensifs. A gauche, Chris Mavinga prouve que le Stade rennais a bien fait d’aller faire son marché en Belgique à l’intersaison.

A la récupération, impossible d’oublier Alain Traoré, l’artificier de l’AJ Auxerre, spécialiste du lâcher d’exocets à mi-distance. A ses côtés, le soliste de Dijon, Benjamin Corgnet, aussi régulier en L1 qu’il l’était la saison dernière à l’étage inférieur. Sur les ailes, Yann Jouffre qu’on n’attendait pas à ce niveau là, même s'il est présent en L1 depuis plusieurs saisons. Dans un effectif très concurrentiel, il a réussi à faire oublier Morgan Amalfitano en quelques matchs. De l’autre côté, Jonathan Pitroipa (en photo), aka le nouveau Gervinho, n’a pas de concurrent. Fin techniquement, rapide, le Rennais prouve aussi qu’on peut évoluer en L1 avec un physique de coton tige. Enfin en attaque, j’opte pour le duo lorientais Aliadière - Campbell. Le premier est en passe de réussir un énième come-back au plus haut niveau. Le second n’est pas encore titulaire chez les Merlus mais à 19 ans, ce Costaricien prêté par Arsenal en train de marquer son territoire. Si Christian Gourcuff le laisse s’exprimer balle au pied et ne cherche pas trop à le préserver, il devrait faire beaucoup de dégâts.

                                                               Costil (Rennes)

                                                   Koné (Lyon)     Peybernes (Sochaux)

                         Angoula (Evian)                                                        Mavinga (Rennes)

                                              Traoré (Auxerre)   Corgnet (Dijon)

                                   Jouffre (Lorient)                                Pitroipa (Rennes)

                                             Aliadière (Lorient) Campbell (Lorient)

 

Remplaçants: Reynet (Dijon), Ahamada (Toulouse), Abdennour (Toulouse), Isimat Mirin (Valenciennes), Paulao (saint-Etienne), Kadir (Valenciennes), Guilavogui (Saint-Eienne) Karaboué (Nancy), Butin (Sochaux), Diabaté (Bordeaux), Nabab (Caen).

24/10/2011

A quoi sert José Anigo à l'OM?

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Une crise sportive ne suffisait donc pas. Pour animer un peu plus le début de saison olympien, il fallait y ajouter une scène de ménage générale. Un conflit en survêt’ entre deux des têtes pensantes de l’OM. L’affaire Anigo – Deschamps n’a pas encore été réglée par le président Vincent Labrune. Il devrait s’atteler a ce problème dans les jours (les semaines?) à venir. En attendant, il a fait comprendre lundi à son directeur sportif qu’il n’était pas tout puissant en le sanctionnant financièrement. Les «ça me casse les couilles» et les propos insultants vis-à-vis de Deschamps ne devraient jamais sortir de la bouche d’un homme présent dans l’organigramme du club depuis trop longtemps.

Que dit l’organigramme, justement? Que tout ce qui relève du domaine sportif professionnel est l’affaire de Didier Deschamps. José Anigo, lui, est officiellement «directeur sportif, conseiller du président en charge du recrutement, de la politique de formation, de la sécurité et des relations avec les groupes de supporters.» Une fonction à rallonge sur le papier, beaucoup plus floue dans les faits. En théorie, l’ancien minot n’a pas son mot à dire sur les décisions ou le management de Deschamps, à qui il reproche ses accointances avec Bernès.

L'homme qui flatte les supporters

Mais à Marseille, son rôle n’a jamais été très clair. D’abord joueur, puis entraîneur, directeur sportif ou conseiller, il est la caution marseillaise du cercle de dirigeants de l’OM. Celui qui connaît le club, fait partie des meubles et ne pourrait jamais bosser ailleurs. C’est sûrement vrai. Publiquement, Anigo apparaît surtout pour claquer des bises ou dézinguer quelqu’un. Devant Aulas, la presse, les instances du foot français, le PSG, il défend son club sur tous les fronts et parle toujours de l’OM comme de l’un de ses enfants.

Sauf que. Au-delà de la mise en scène, souvent caricaturale et grossière, «personne n’a le monopole de l’amour de l’OM», comme l’a bien dit DD lundi. L’homme au crâne chauve revendique également une relation privilégiée avec les supporters. Dans les faits, il est surtout bon pour les flatter; «nos supporters sont exemplaires» étant de loin sa petite phrase préférée devant la presse. Il faut croire que tous ne sont pas sensibles à ces courbettes puisqu’une pétition vient d’être lancée pour réclamer sa tête.

Anigo à l’OM, c’est aussi (et heureusement…) quelques transferts. Un Valbuena par ci, un Kaboré par là. Cela ne fait pourtant pas de lui un génie du recrutement. Sous son règne, combien de transferts ratés et de dossiers mal gérés? Les vrais-faux départs de Ben Arfa, Niang, Lucho, Gignac ont perturbé le groupe de Deschamps depuis deux ans. Avec ce directeur sportif dans les pattes, l’ancien capitaine des Bleus ne peut pas travailler sereinement, surtout quand Anigo prend la défense de joueurs placés sur le banc. Bref, il est temps que tout cela change. Pour le bien de cette équipe, de ce club, et accessoirement, celui de Didier Deschamps.

 
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