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15/08/2011

Si Nenê se prend pour un gros bonnet...

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Il n’a fallu que deux journées de championnat à Antoine Kombouaré pour comprendre qu’il aurait deux métiers cette année. Coach au bord du terrain, et surveillant pendant la récré. L’incident qui a eu lieu à Rennes avec Nenê prouve qu’il devra faire preuve de patience, de pédagogie et de tact pour gérer son effectif de starlettes. Le Brésilien a donc déjà joué les divas en boudant après l’annonce de sa non titularisation samedi dernier. L’Equipe parle d’un coup de pied dans une table, de mots maugréés façon Anelka (sans les insultes a priori), histoire de montrer à tout le monde qu’il mérite sa place sur le terrain même quand il n’est pas à 100% de ses moyens.

La pression, Kombouaré connaît. Il travaille déjà avec un pistolet qatari sur la tempe. Mais son plus gros défi est d’imposer ses idées à un groupe qu’il a à moitié consolidé. Toutes les recrues du «nouveau PSG» lui ont été imposées, sans qu’il ait eu l’occasion de parler aux joueurs avant leur arrivée. Une situation unique en L1, ubuesque en matière de management. Sur son chantier, le maître d’œuvre parisien n’a pas choisi ses ouvriers. Il doit s’adapter, sous peine de dégager.

Quelle légitimité pour Kombouaré?

Inutile de se plaindre au près du DRH de la maison, Leonardo. C’est lui qui a les clés. Un coup de téléphone à Doha et le sort de Kombouaré est scellé. Non seulement le coach parisien doit apprendre à connaître le mode de fonctionnement de ses nouveaux, Pastore ou Menez. Mais il doit aussi gérer les états d’âme d’un Nenê qui ne voit pas forcément d’un bon œil l’arrivée de ces concurrents, au moins aussi bien rétribués. La jalousie existe dans un vestiaire. Elle peut même le faire dérailler.

Pacifier un vestiaire où se côtoient des égos démesurés n’est pas à la portée de tous les entraîneurs. Raymond Domenech pourrait en parler. Tout le monde n’est pas Mourinho, Ferguson ou Guardiola qui peuvent placer un international surpayé sur le banc sans que celui-ci ne trouve le moyen de se rebeller. Les grands coachs son d’abord des meneurs d’hommes, fin psychologues que le groupe respecte parce qu’ils ont une légitimité. Un passé, un palmarès, une prestance, un rapport privilégié avec le club ou les supporters. Si les joueurs ne ressentent rien de cela, leur individualisme prend le dessus. Il n’est plus question de sacrifice pour le bien de l’équipe, mais d’attitude d’enfant gâté. N’est ce pas Nenê?

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